L’innovation technologique ne doit pas nécessairement constituer une menace pour les opérateurs

Mettre Lucas Werner

Aujourd’hui, tous les secteurs sont imprégnés par la transformation numérique, ce qui implique des défis uniques en matière de cybersécurité. Au opérateurs de santé ne font pas exception dans ce scénario. Il existe même d’autres préoccupations dans ce segment, car il s’agit d’un domaine qui traite des informations sensibles et qui est souvent la cible des cybercriminels. Selon un rapport de la Cybersecurity & Infrastructure Security Agency (CISA), environ 66 % des établissements de santé sont constamment victimes de cyberintimidation.

Cela ne signifie toutefois pas que l’innovation technologique doit être considérée comme une menace. Au contraire : l’utilisation stratégique des données peut aider à résoudre des problèmes historiques du secteur, tels que la fraude et le gaspillage. Ce qui est nécessaire, c’est l’adoption d’une approche robuste et stratégique pour protéger les données et assurer la continuité des services.

La base d’une stratégie de cybersécurité efficace commence par l’éducation et la formation des employés. Face à l’évolution constante des cybermenaces, tous les employés doivent être capables de reconnaître les signes d’attaques, tels que le phishing et les logiciels malveillants. Ils doivent également être encouragés à suivre des pratiques sûres lors de l’utilisation des appareils et de la manipulation des données. Ce type de préparation réduit non seulement le risque d'incidents, mais favorise également une culture organisationnelle axée sur la sécurité.

Une deuxième étape consiste à mettre en œuvre des politiques de sécurité claires, afin que tous les membres de l’organisation puissent suivre les protocoles établis. Ces politiques doivent couvrir l'utilisation des appareils, l'accès aux données sensibles et les procédures spécifiques de réponse aux incidents. De cette façon, les opérateurs peuvent atténuer les risques et garantir qu’en cas d’attaque, il existe une feuille de route claire à suivre, minimisant ainsi les impacts.

Un autre pilier fondamental est l’utilisation de technologies avancées. Les pare-feu, les systèmes de détection d’intrusion, les antivirus et le cryptage des données sont des exemples d’outils qui, lorsqu’ils sont bien mis en œuvre, peuvent empêcher la plupart des cybercoercitions. Il est toutefois important que ces technologies soient constamment mises à jour et ajustées. De plus, la surveillance continue des réseaux et des systèmes permet de détecter et d'atténuer rapidement d'éventuelles actions malveillantes, ce qui peut faire la différence entre une tentative d'attaque ratée et une violation de données importante.

Et bien sûr, comme aucune mesure de sécurité n’est infaillible, il est nécessaire de disposer d’un plan de réponse aux incidents bien défini, qui doit inclure des procédures de communication interne et externe, des actions de confinement immédiates et des stratégies de récupération. Les opérateurs de soins de santé prêts à réagir rapidement à une cyberattaque minimisent non seulement les dégâts, mais préservent également la confiance de leurs patients et partenaires.

Ce guide de soins montre comment l'innovation technologique peut être intégrée en toute sécurité dans la routine des plans de santé. Outre les exemples mentionnés, il est important de souligner que la cybersécurité doit être un effort collaboratif : les partenariats avec des experts en cybersécurité et la participation à des forums de discussion sont des mesures qui aident l'opérateur à rester informé des nouvelles menaces et solutions. Il existe tout un ensemble d’améliorations que la technologie peut apporter au secteur de la santé – avec une diligence raisonnable, ces avantages peuvent se répercuter sur toutes les sphères de la société.


*Lucas Werner est le directeur technologique de Wellbe.