La Chambre approuve les lignes directrices en matière de durabilité pour les unités publiques – Medicina S/A

La Commission de Santé de la Chambre des Députés a approuvé le projet de loi 6633/25, qui établit des lignes directrices pour l'adoption de pratiques durables dans les hôpitaux, les unités de santé de base, les UPA, les cliniques, les laboratoires et autres services publics de santé. L’objectif est de réduire les impacts environnementaux, d’améliorer l’efficacité dans l’utilisation des ressources et de promouvoir des environnements plus sains.

Dans le cadre du projet, les formations sanitaires pourront progressivement adopter un ensemble de 14 mesures, telles qu'une gestion adéquate des déchets avec des incitations au recyclage ; réduire l'utilisation de plastiques jetables ; et éclairage LED et équipements basse consommation.

Le rapporteur, le député Amom Mandel (Republicanos-AM), a modifié le projet initial, du député Daniel Soranz (PSD-RJ), pour prévoir que les mesures soient adoptées en tenant compte de la compatibilité avec la taille de l'unité sanitaire. « Il est nécessaire de stratifier la demande selon la taille de l'établissement. Nous devons tenir compte du fait que la plupart des formations sanitaires sont de petite taille et ont une faible capacité d'investissement structurel », a déclaré Mandel.

Le projet prévoit également la mise en œuvre de l'énergie solaire photovoltaïque, des systèmes de collecte des eaux de pluie à des fins non potables, des toits verts, des jardins intérieurs et des espaces verts. Il encourage également le remplacement des véhicules administratifs par des modèles électriques ou hybrides, l'utilisation de matériaux de construction durables dans les rénovations et l'adoption de systèmes numériques pour réduire l'utilisation du papier.

Plan de durabilité

Chaque unité de santé pourra préparer un plan de durabilité avec un diagnostic des pratiques existantes, des objectifs annuels de réduction de la consommation d'eau, d'énergie et de déchets, entre autres points. Le plan doit également inclure la formation continue des employés, des audits internes annuels, un inventaire annuel des émissions de carbone et un protocole de maintenance préventive des équipements.

Les unités pourront également publier annuellement un rapport de performance environnementale avec des indicateurs de consommation et des objectifs atteints. Le document doit être publié sur support numérique et mis à la disposition du conseil local de santé. La population pourra envoyer des suggestions via les canaux numériques, évaluées par le responsable de l'unité.

Amom Mandel a également modifié le texte pour supprimer l'obligation d'adopter des mesures et de préparer à la fois le plan de durabilité et le rapport de performance environnementale. Le projet initial rendait ces éléments obligatoires.

Incitations et supervision

Le projet autorise les unités de santé à conclure des accords de coopération non onéreux avec les agences environnementales pour surveiller la mise en œuvre des mesures. L'inspection peut impliquer la participation d'institutions universitaires, d'organisations de la société civile et d'entités spécialisées dans le développement durable.

Selon Soranz, les mesures réduisent les coûts de fonctionnement des unités, « permettant d'allouer davantage de ressources aux actions finales de santé », en plus de promouvoir des environnements plus sûrs et plus sains.

En 2025, un rapport publié par le ministère de la Santé et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) soulignait qu'un hôpital sur douze dans le monde risquait de fermer ses portes pour des raisons liées au climat et indiquait que le secteur de la santé représentait environ 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Prochaines étapes

La proposition sera encore analysée, de manière définitive, par les commissions de l'environnement et du développement durable ; et Constitution et justice et citoyenneté. Pour devenir loi, il doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)