Ô Cour de justice de São Paulo (district de Campinas, 10ème Tribunal Civil) a rendu une autre décision importante en faveur des droits des enfants atteints de troubles du spectre autistique (THÉ), obligeant l'Associação de Saúde Portuguesa de Beneficência à payer intégralement le traitement demandé pour un mineur. La sentence, qui s'inspire du Code de la protection de la consommation, réaffirme l'importance de couvrir les traitements indiqués par les médecins, même lorsqu'ils ne sont pas explicitement prévus dans la liste des AN.
Selon l'avocat spécialisé en droit de la consommation, Stefano Ribeiro Ferri, qui a travaillé sur le recours, « il s'agit d'une décision qui est pleinement conforme à la législation et à la jurisprudence de la Cour supérieure de justice ». Il ajoute que « la position du TJ-SP est correcte, car elle garantit que l’enfant a accès aux traitements nécessaires à son plein développement, conformément à l’avis médical ».
La décision s'appuie sur la résolution normative (RN) 539/2022 de l'Agence nationale complémentaire de santé (ANS), qui a élargi les règles de couverture des soins pour les TSA. Ce règlement précise que les opérateurs de mutuelle offrent une prise en charge pour toute méthode ou technique indiquée, précisant que le choix du traitement approprié appartient exclusivement au médecin traitant.
« La méthode ABA (Applied Behavior Analysis) est reconnue pour son efficacité dans le développement des compétences sociales et de communication chez les enfants autistes », souligne Stefano Ribeiro Ferri. Cette méthode a été choisie par le médecin du mineur et a été au centre du litige, qui garantit désormais la continuité du traitement sans aucune interruption.
Cette décision représente, selon Ferri, une nouvelle étape dans la défense des droits des consommateurs, notamment dans les cas impliquant la santé et le développement d'enfants ayant des besoins spéciaux. « Garantir une couverture complète des traitements prescrits renforce l’engagement du pouvoir judiciaire à garantir que les contrats de santé soient interprétés de manière à protéger les bénéficiaires, dans le respect de leurs besoins et de leurs droits fondamentaux », conclut-il.