La Commission de la Santé de Chambre des députés a approuvé le projet de loi 949/24, qui crée un plan national de soins pour la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), qui sera développé par le système de santé unifié (SUS). La proposition, de la députée Flávia Morais (PDT-GO), a été approuvée sur recommandation du rapporteur de la commission, le député Dorinaldo Malafaia (PDT-AP).
Actuellement, selon le ministère de la Santé, la BPCO est la troisième cause de Décès dans le monde, et le tabagisme contribue à 80 % des cas de maladies respiratoires caractérisées par une obstruction chronique des voies respiratoires.
Bien qu’il n’existe aucun remède, la maladie – qui peut se manifester par une bronchite ou un emphysème pulmonaire – peut être traitée par des médicaments et une réadaptation pulmonaire.
Des lignes directrices
La proposition met l'accent sur la prévention, le diagnostic précoce, le traitement adéquat et la promotion de la qualité de vie des patients. Ainsi, le plan national sera constitué d'orientations :
- la promotion de politiques publiques visant à réduire les principaux facteurs de risque, notamment le tabagisme, l'exposition aux fumées de biomasse et la pollution atmosphérique, à travers des actions intersectorielles ;
- un diagnostic précoce et un traitement adéquat et opportun ;
- renforcer les soins de santé primaires, en tant que passerelle prioritaire pour le diagnostic et la prise en charge de la maladie, en garantissant la continuité des soins et la coordination des soins avec les autres niveaux de soins de santé ;
- la formation continue des professionnels de la santé à tous les niveaux de soins, notamment les médecins, les infirmières, les physiothérapeutes, les nutritionnistes et les psychologues, pour une prise en charge appropriée de la maladie, en mettant l'accent sur une approche multidisciplinaire ; C'est
- la mise en œuvre et le renforcement de programmes de réadaptation pulmonaire à différents niveaux de soins de santé, visant à améliorer la capacité fonctionnelle, la qualité de vie des patients et à réduire les exacerbations et les hospitalisations.
Partenariats
L'Union, les États, le District fédéral et les municipalités développeront ces initiatives en partenariat. Les agents de santé communautaire et les agents de lutte contre les maladies endémiques doivent participer aux activités de prévention et de suivi des patients.
Selon le texte, le plan national sera révisé tous les deux ans, pour l'adapter aux besoins de la population. Il doit y avoir une collaboration avec les entités pour mettre à jour les pratiques de soins conformément aux preuves scientifiques.
Protocole
Dorinaldo Malafaia a souligné que le projet sauve les termes du Protocole Clinique et des Directives Thérapeutiques adoptés dans le SUS et propose quelques avancées, comme la mise en œuvre de la télésanté et d'un système d'information. Il estime donc qu'il serait possible de transmettre des points supplémentaires au protocole afin que les responsables de la santé du pays puissent les adopter.
Toutefois, étant donné que l'évaluation de la constitutionnalité de la proposition sera effectuée ultérieurement par la Commission Constitution, Justice et Citoyenneté, Malafaia a recommandé l'approbation du dossier. « La proposition reproduit et améliore les actions développées dans le système de santé unifié pour lutter contre un problème très grave et répandu. »
Prochaines étapes
Le projet est concluant et sera encore analysé par les Finances et Fiscalité et Constitution et Justice et Citoyenneté. Pour devenir loi, la mesure doit également être approuvée par les sénateurs. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)