La Chambre approuve la création d'une base nationale pour l'expansion de la télésanté

La Commission de Santé de la Chambre des Députés a approuvé un projet de loi qui crée la Politique d'Expansion de la Télésanté dans le Système de Santé Unifié (SUS). Le projet définit des règles pour étendre l'utilisation des technologies de l'information dans les soins à distance, telles que les téléconsultations et le télédiagnostic.

La nouvelle politique fournit un soutien du gouvernement fédéral aux États et aux municipalités dans des actions visant à accroître l'accès de la population à ces services, en donnant la priorité aux régions socialement vulnérables, avec une offre moindre de services en personne et des difficultés à retenir les professionnels de la santé.

Les États et les municipalités doivent, à leur tour, intégrer la télésanté dans leurs plans en tant que stratégie de soins permanente, en définissant des objectifs et des indicateurs adaptés à la réalité régionale.

Le texte prévoit que des programmes fédéraux spécifiques peuvent offrir un soutien technique et financier au développement de la télésanté. Le soutien peut prendre la forme d’investissements dans la connectivité et l’équipement des unités SUS, la formation des équipes et le développement de modèles de services numériques innovants.

Base unifiée

La proposition crée également la base nationale de télémédecine et de télésanté, dans le but d'intégrer les données de soins virtuels à travers le Brésil et de faciliter la planification et l'évaluation des actions de santé. Le gouvernement fédéral sera responsable de l'organisation de cette base de données, qui devrait fonctionner de manière intégrée avec les systèmes déjà existants au SUS, comme les dossiers médicaux électroniques.

Coordination et suivi

Le texte approuvé était le substitut présenté par la rapporteure, la députée Adriana Ventura (Novo-SP), au projet de loi 2392/25, par le député Ely Santos (Republicanos-SP). La nouvelle version conserve l'objectif initial, mais se concentre sur la coordination et le contrôle des services par le gouvernement fédéral.

Le rapporteur a supprimé les appareils qui reprenaient les règles de la loi générale sur la protection des données (LGPD) et de la législation sanitaire en vigueur. Le changement, explique le député, vise à éviter les conflits avec le Réseau National des Données de Santé (RNDS), qui a déjà ses propres normes en cours d'élaboration.

Le nouveau texte, selon Adriana Ventura, organise les responsabilités entre l'Union, les Etats et les communes. « Le remplacement maintient l'accent de la proposition sur l'organisation des services, le soutien fédéral et le suivi des résultats en télésanté, en évitant le chevauchement indu des données de santé », a-t-il déclaré.

Prochaines étapes

La proposition sera également analysée, de manière définitive, par les commissions des Finances et de la Fiscalité ; et Constitution et justice et citoyenneté.

Pour devenir loi, le texte doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)