La Commission des Finances et Fiscalité (CFT) de la Chambre des Députés a approuvé une proposition qui permet l'exemption des appels d'offres pour l'achat de produits sanguins ou de médicaments produits par la biotechnologie par le Système de Santé Unifié (SUS), dans des situations spécifiques. Selon le texte, l'exemption des appels d'offres sera autorisée lorsque l'institution publique fournissant le fournisseur est la seule à produire ce type de médicament au Brésil. La proposition modifie la loi 10 972/04, qui traite des activités d'Hemobrás, et la nouvelle loi sur les appels d'offres.
En pratique, la proposition profite directement à l’Entreprise brésilienne de produits sanguins et de biotechnologie (Hemobrás), liée au ministère de la Santé. L'entreprise publique est actuellement la seule institution publique du pays spécialisée dans la production de produits sanguins destinés à être utilisés dans le SUS.
Sur recommandation du rapporteur, le député Merlong Solano (PT-PI), la collégiale a approuvé le remplacement par la Commission de la Santé du projet de loi 424/15, par le député Jorge Solla (PT-BA). Un changement dans la technique législative du substitut a également été approuvé, ce qui ne modifie pas son contenu.
La proposition initiale prévoit l'exemption permanente des appels d'offres pour les produits sanguins produits par Hemobrás. Le texte approuvé établit que cela ne se produira que tant qu'il n'y aura pas d'autre concurrent qui soit également un établissement public.
Pour Solano, la mesure éliminera les obstacles bureaucratiques et garantira un accès plus rapide aux traitements essentiels pour les patients du système de santé unifié (SUS).
« Cette flexibilité est soutenue par l'intérêt public et la protection du droit fondamental à la santé, pour autant que l'exclusivité du fournisseur en tant qu'institution publique soit dûment justifiée », a-t-il renforcé.
Le rapport conclut également que la proposition n'a aucun impact sur le budget public.
Prochaines étapes
La proposition, en cours de traitement final, sera analysée par la Commission Constitution, Justice et Citoyenneté. Pour devenir loi, le texte doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)