La Commission Constitution, Justice et Citoyenneté (CCJ) de la Chambre des Députés a approuvé la recevabilité du Projet d'Amendement à la Constitution (PEC) 14/21, qui établit retraite spécial pour agents agents de santé communautaire et de maladies endémiques. La proposition a été considérée comme constitutionnelle et compatible avec le système juridique actuel et va maintenant être analysée, quant à ses mérites, par une commission spéciale.
La proposition a été présentée par le député Leonardo (MT) et l'avis favorable a été donné par le député Eduardo Bismarck. Le PEC crée le Système de Protection Sociale et de Valorisation des Agents de Santé Communautaire et des Agents de Lutte contre les Maladies Endémiques, composé de l'Union, des États et des municipalités.
Selon la proposition, le système devrait prendre en compte les droits des deux catégories ; la régulation de la relation de travail avec le responsable local du Système de Santé Unifié (SUS) ; rémunération, retraite et pension ; et la santé et l'assistance des professionnels.
Retraite spéciale
La proposition établit également que l'agent de santé communautaire et l'agent de lutte contre les maladies endémiques qui justifient de 25 ans d'exercice effectif dans des fonctions de terrain et dans des unités de santé de soins primaires ou de surveillance épidémiologique et environnementale dans des activités liées à leurs fonctions auront droit à une retraite et une pension spéciales. sous une forme complète et égale.
L'Union sera chargée de fournir une aide financière supplémentaire aux États, au District fédéral et aux municipalités, pour respecter le salaire minimum des agents.
Il appartiendra à la Cour fédérale des comptes (TCU) de contrôler le respect des conditions de transfert financier de l'Union vers d'autres entités fédérées.
Concours
Toujours selon le texte approuvé, les responsables locaux du SUS doivent admettre les agents par le biais d'un concours public.
Les professionnels qui exercent ces activités dans le cadre d'une relation de travail temporaire à la date de promulgation du futur amendement constitutionnel doivent être admis par les dirigeants locaux du SUS conformément au régime légal des salariés de l'entité fédérée contractante avec disposition en vigueur, à condition car ils ont passé un examen public après le 14 février 2006.
Selon la proposition, le responsable local du SUS pourrait être empêché de recevoir des ressources du syndicat jusqu'à ce que la régularité de l'emploi effectif des professionnels soit prouvée.
Le vote sur la PEC au CCJ s'est déroulé en présence de représentants professionnels. Le député Helder Salomão (PT-ES) a souligné le rôle des agents dans la santé des Brésiliens. « Ils sont en première ligne, sur chaque territoire, en parlant avec la population, en veillant à ce que celle-ci puisse bénéficier des conseils nécessaires pour accéder aux services de santé dans les unités réparties dans tout notre pays », a-t-il déclaré.
Le représentant Bia Kicis (PL-DF) a également défendu le texte. «C'est une activité fondamentale. Partout, dans les coins les plus reculés de ce pays, des agents communautaires effectuent un travail qui contribue à la santé et à la sensibilisation de la population. C’est donc vraiment une question très importante que nous soutenons », a-t-il soutenu.
Le représentant Gilson Marques (Novo-SC) a été le seul à s'exprimer contre le PEC. « Je suis très préoccupé par le fait que le Congrès national établisse des règles pour la municipalité, c'est-à-dire qu'il force la municipalité. En tant que municipaliste, je crois que c'est la municipalité qui doit créer les règles », a-t-il déclaré.
Marques a également exprimé son inquiétude quant à la nécessité de prouver 25 années de pratique pour prendre sa retraite.
Prochaines étapes
La recevabilité n’est que le point de départ de l’analyse des PEC à la Chambre. Désormais, la proposition doit encore être analysée par une commission spéciale et par la plénière, lors de deux tours de vote. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)