Le projet de loi 6626/25 établit le programme national pour élargir l'accès à la chirurgie bariatrique et métabolique. L'objectif est d'autoriser les États et les communes à embaucher des hôpitaux et cliniques du réseau privé pour réaliser des opérations, de manière complémentaire au réseau public, lorsque celui-ci s'avère insuffisant pour répondre à la demande existante.
La mesure vise à réduire les délais d'attente ainsi que la morbidité et la mortalité associées à l'obésité sévère, en utilisant la capacité inutilisée du secteur privé pour soulager le système de santé unifié (SUS).
Comment ça va marcher
Selon le texte, les services de santé pourront signer des conventions ou des contrats avec des établissements privés. La priorité sera accordée aux entités philanthropiques (à but non lucratif), mais les cliniques à but lucratif pourront également participer si nécessaire.
L'accès aux interventions chirurgicales du réseau privé sous contrat suivra exclusivement la réglementation du SUS, en respectant la liste d'attente unique et les critères de gravité clinique (risque cardiovasculaire, diabète, limitations de mobilité, etc.).
Directives et sécurité
Pour participer, la clinique privée devra garantir non seulement l’intervention chirurgicale, mais aussi tout le soutien nécessaire, notamment :
- évaluation multidisciplinaire préopératoire;
- USI et structure de secours pour les urgences ;
- suivi postopératoire à long terme.
Justification
L'auteur, le député Vanderlan Alves (Republicanos-CE), affirme que l'obésité est un problème de santé publique qui génère des coûts très élevés pour le gouvernement avec le traitement des complications futures, comme l'hypertension et les problèmes articulaires. Selon lui, la structure actuelle du SUS est surchargée d'urgences, bloquant la file d'attente bariatrique.
« La mesure ne crée pas de privilèges, n'établit pas de file parallèle et ne viole pas l'autonomie fédérative. Au contraire, elle organise et induit une politique publique nécessaire, autorisant clairement les gestionnaires à utiliser le réseau privé pour élargir l'accès à la chirurgie, avec contrôle et sécurité », affirme l'auteur dans la justification.
Transparence
Selon le texte, les gouvernements qui rejoignent le programme doivent publier des rapports indiquant le nombre de patients traités, le temps d'attente moyen et la liste des cliniques sous contrat.
Prochaines étapes
La proposition sera analysée de manière concluante par les commissions de santé ; Finances et fiscalité ; et Constitution et justice et citoyenneté. Pour devenir loi, la proposition doit être approuvée par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)