Le projet de loi 6254/25, du député Weliton Prado (Solidariedade-MG), établit la Politique Nationale de Thérapie Nutritionnelle Spécialisée (PNTNE) dans le Système de Santé Unifié (SUS). L’objectif est d’assurer un accès universel, complet, équitable, continu et réglementé à la thérapie nutritionnelle orale, par sonde ou directement dans le sang, dans les services hospitaliers et ambulatoires ainsi que dans les soins à domicile. Le texte est en cours d'analyse à la Chambre des députés.
Selon la proposition, la politique devrait organiser des soins nutritionnels spécialisés avec des étapes telles que le dépistage, l'évaluation, l'indication du traitement, la prescription et le suivi. Les objectifs incluent la prévention et le traitement de la malnutrition et d’autres troubles nutritionnels, la réduction des inégalités régionales et l’évitement des interruptions de traitement.
Selon Prado, l’absence d’une politique structurée de thérapie nutritionnelle crée des inégalités et nuit aux patients atteints de maladies chroniques et de cancer. « La thérapie nutritionnelle sauve des vies. Son absence prend des vies », a-t-il soutenu. Le député a déclaré que la malnutrition associée aux maladies chroniques et oncologiques constitue l'une des crises sanitaires « les plus graves et les plus silencieuses » du pays.
Actuellement, la politique de thérapie nutritionnelle repose sur un décret du ministère de la Santé qui, selon Prado, est dépassé, techniquement insuffisant et incompatible avec les preuves contemporaines.
Décès dus à la malnutrition
« Chaque jour où cette politique cesse formellement d'exister, environ 140 hommes et femmes brésiliens perdent la vie à cause de la malnutrition, uniquement associée au cancer, une maladie qui peut être totalement évitée grâce à une thérapie nutritionnelle adéquate », a-t-il déclaré.
Le projet définit les trois modalités de thérapie : orale (avec des suppléments et des formules spécifiques), entérale (par voie orale ou par sonde) et parentérale (par voie intraveineuse). Le texte précise également que le dépistage nutritionnel doit être réalisé dans les 24 heures suivant l'admission à l'hôpital et au moment du diagnostic des pathologies éligibles en soins ambulatoires.
Modèle proposé
La thérapie nutritionnelle orale est désormais incluse comme élément obligatoire du contrat et doit être proposée en cas de risque nutritionnel, de malnutrition ou d'apports insuffisants, selon une évaluation multiprofessionnelle et des protocoles cliniques. Cette offre ne peut se limiter à des produits standardisés à faible coût et doit répondre aux besoins spécifiques de chaque patient.
La proposition crée une licence nationale unique pour les établissements qui proposent, de manière intégrée, des thérapies orales, entérales et parentérales. Le texte précise clairement que ces sites ne doivent pas nécessairement être des hôpitaux universitaires ou universitaires.
« L'ordonnance impose que les services soient des hôpitaux universitaires, un critère sans aucun fondement scientifique, qui exclut la grande majorité du réseau », a critiqué Weliton Prado. La qualification sera basée uniquement sur des critères d'assistance technique liés à la capacité à proposer une thérapie nutritionnelle.
Insuffisance intestinale
Le projet crée le Programme national d'attention globale à l'insuffisance intestinale (PRONAFI), destiné aux patients nécessitant une thérapie entérale ou parentérale prolongée ou permanente. Le programme prévoit l'organisation de centres de référence, des protocoles spécifiques, des soins structurés à domicile et un suivi.
Financement et suivi
La proposition crée une composante financière spécifique dans le SUS pour financer les actions politiques, y compris les intrants, les équipements, les équipes multidisciplinaires et les services PRONAFI. Le texte prévoit également des règles de financement avec un cofinancement fédéral obligatoire, des contreparties des Etats et des communes et des transferts réguliers, avec imprévus interdits.
En outre, le projet détermine que le ministère de la Santé met en œuvre un système d'information national PNTNE, intégré aux bases de données officielles du SUS, et surveille les indicateurs d'accès, de soins et de coûts. Le département disposera également d'un programme de formation continue en thérapie nutritionnelle pour qualifier les professionnels en soins nutritionnels et standardiser les pratiques cliniques.
Prochaines étapes
La proposition sera analysée de manière concluante par les commissions de santé ; Finances et fiscalité ; et Constitution et justice et citoyenneté. Pour devenir loi, il doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)