Pour l’ABLEM, la réforme fiscale n’inclut pas la location de matériel médical

L'Association Brésilienne des Entreprises de Location de Matériel Médical (ABLEM) prévient que le rapport sur la réforme fiscale présenté la semaine dernière, s'il est approuvé dans sa formulation actuelle, réduira les impôts uniquement sur la vente de Équipement médical et non pour la location de ce matériel. L’achat de dispositifs médicaux nécessite un investissement initial important. Pour les grands hôpitaux et centres de santé des grandes villes, cela peut être réalisable. Cependant, pour les petites municipalités et les petits hôpitaux privés, ce coût peut être prohibitif. Pour SUS, la possibilité de louer avec des taxes réduites pourrait grandement accélérer le renouvellement et l’augmentation du nombre d’équipements médicaux. Le crédit-bail est une solution plus flexible qui nécessite moins de capital, permettant au SUS de répondre rapidement aux demandes émergentes en matière de soins de santé.

De plus, la location inclut généralement la maintenance des équipements, ce qui est plus facile pour les établissements qui ne disposent pas des ressources techniques pour le faire. Selon Datasus, il existe des milliers d’équipements médicaux inutilisés au Brésil, dont une grande partie consomme des capitaux publics. Avec la location, cette inactivité n'est pas un problème pour les établissements de santé, le propriétaire souhaitant conserver son matériel en activité pour générer des revenus.

L'entité comprend que le texte du règlement viole également l'amendement constitutionnel 132 de 2023, qui a initié la réforme fiscale et ne fait pas de distinction entre les opérations de location et de vente. L'art. L'article 9 de l'Avenant bénéficie à toutes les opérations portant sur des dispositifs médicaux en déterminant une réduction du taux de 60% et en permettant que cette réduction atteigne 100%, sans distinction entre les opérations de location, de vente ou de prestation de services. Par conséquent, favoriser les ventes et pénaliser les locations violerait la Constitution, rendant invalides les réglementations de réforme fiscale à ce stade et provoquant des litiges juridiques inutiles entre les contribuables et les autorités fiscales.

Aujourd'hui, la location n'est pas soumise à l'ISS ni à l'ICMS, tandis que les ventes sont soumises à l'ICMS. Avec la réforme, ces taxes, ainsi que le PIS, le Cofins et l'IPI, seront remplacées par une double TVA, avec une taxe uniforme sur les ventes, les services et les locations. Ainsi, compte tenu de la réglementation proposée, les baux seraient doublement pénalisés puisqu'en plus d'être soumis à une taxe actuellement non applicable, ils devraient concurrencer une vente désormais exonérée.