Quatre signes indiquant une douleur nociplasique

Les maux de dos chroniques, les migraines et le côlon irritable partagent les mêmes caractéristiques que les douleurs nociplasiques. En 2016, l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP) a proposé le terme douleur nociplasique pour décrire l’inconfort résultant d’un traitement sensoriel anormal dans le cerveau.

La douleur nociplasique, également appelée sensibilisation centrale, est similaire à un voyant moteur clignotant sur le tableau de bord de votre voiture, même si le moteur fonctionne bien. Malheureusement, ce signal confus amplifie la douleur que vous ressentez.

Les quatre signes indiquant une douleur nociplasique sont les suivants :

  1. Vos symptômes persistent bien au-delà du temps de guérison prévu
  2. Douleur se propageant au-delà des limites de la zone blessée
  3. Avoir une sensibilité accrue aux stimuli douloureux
  4. Symptômes non douloureux se développant comme de la fatigue, des troubles du sommeil et du brouillard cérébral

Les symptômes durent depuis longtemps

Le traitement sensoriel désordonné observé avec la douleur nociplasique se développe avec le temps. Les symptômes durent plus de 3 mois et durent souvent des années. Une blessure ou un événement stressant peut déclencher la douleur, mais un traitement anormal de la douleur la perpétue.

Un exemple courant est une hernie discale dans le dos. La hernie discale peut guérir au bout de 6 mois, mais la sensibilisation peut perpétuer la douleur après la guérison de la blessure.

Les symptômes se propagent au-delà de la zone de blessure prévue

La zone douloureuse s’étend à une plus grande région du corps. Par exemple, au lieu d’avoir mal à une petite zone du dos, vous ressentez une gêne dans le dos et dans les jambes. Une personne ayant un nerf pincé dans le cou peut sentir que tout son bras est engourdi au lieu de seulement la zone desservie par le nerf.

Sensibilité accrue aux stimuli douloureux

Un seuil abaissé de sensation de douleur se développe. Vous ressentez la douleur plus facilement que ceux qui ne sont pas sensibilisés. Par exemple, regardons deux personnes, l’une avec sensibilisation et l’autre sans sensibilisation. Ils soulèvent tous deux une boîte de 50 livres et sentent une traction dans le dos. La personne non sensibilisée rapporte la douleur comme un « 3 sur 10 ». Pendant ce temps, la personne sensibilisée rapporte la douleur comme étant de « 7 sur 10 ». Les nerfs disent au cerveau que cela fait plus mal que ce que ressent une personne non atteinte. Ce n’est pas la personne qui réagit de manière excessive ; l’intensité est bien réelle. La sensation est due au fait que les nerfs sont hypersensibles.

Symptômes non douloureux

En plus d’affecter la façon dont la douleur est ressentie, la sensibilisation provoque des symptômes qui affectent l’ensemble du corps. C’est ce qu’on appelle des « symptômes non douloureux ». Ils comprennent la fatigue, un mauvais sommeil et des difficultés de réflexion (brouillard cérébral).

La fatigue peut être intense, avec un niveau d’énergie bien inférieur à celui des personnes du même âge et du même état de santé. La fatigue s’installe plus tôt et la récupération prend plus de temps. Par exemple, après une heure d’exercice, une personne sensibilisée peut avoir besoin de se reposer pour le reste de la journée ou 2 jours.

L’environnement regorge d’entrées sensorielles et la sensibilisation amplifie également ces stimuli. L’impact des lumières intenses, des bruits forts et des odeurs est amplifié. Ces stimuli peuvent provoquer des maux de tête, des nausées ou des étourdissements.

Si vous reconnaissez les quatre signes chez vous, parlez de la douleur nociplasique à votre prestataire. L’approche thérapeutique pour ce type de douleur est différente des autres, ce qui rend impératif un diagnostic correct. Obtenez le bon diagnostic pour recevoir le bon traitement.

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