Un projet oblige les professionnels de la santé à signaler les abus sur enfants

La commission de la sécurité sociale, de l'assistance sociale, de l'enfance, de l'adolescence et de la famille de la Chambre des députés a approuvé une proposition qui oblige les professionnels de la santé à informer le conseil de tutelle des cas suspectés ou confirmés d'abus contre des enfants et des adolescents. Actuellement, le signalement des abus repose sur l'évaluation individuelle du médecin pendant les soins.

Dans le cadre de la proposition approuvée, le système de santé unifié (SUS) établira des critères objectifs, tels que des types spécifiques de blessures, pour déterminer le moment où la communication aux autorités doit avoir lieu.

Dans ces cas-là, la notification deviendra obligatoire, quelle que soit l’interprétation que le professionnel de santé fera du caractère intentionnel de la blessure.

Sur recommandation de la rapporteure, la députée Rogéria Santos (Republicanos-BA), le remplacement par la Commission de la Santé du projet de loi 4325/25, par la députée Laura Carneiro (PSD-RJ), a été approuvé.

La proposition initiale prévoyait d'utiliser la notification des accidents (tels que les chutes et les brûlures) pour générer des statistiques de prévention, mais le rapporteur a estimé que cela surchargerait le système et le rendrait inefficace.

« La définition, dans la loi, de situations claires dans lesquelles les accidents avec suspicion d'abus doivent être signalés est une mesure importante, car elle donne aux professionnels de la santé plus de sécurité lors de la déclaration, sans avoir à deviner ou interpréter subjectivement », a déclaré le rapporteur.

Selon Rogéria Santos, qui était également rapporteur de la proposition à la Commission de la Santé, le rôle de l'État devrait être d'identifier les situations de violence ou de négligence grave déguisées en événements accidentels.

Secret

Le texte approuvé modifie le Statut de l'Enfant et de l'Adolescent (ECA) pour garantir également que toutes les informations de notification, ainsi que les dossiers médicaux et les dossiers de service, restent confidentiels par les autorités, préservant ainsi la famille.

Prochaines étapes

La proposition est en cours de traitement final et sera encore analysée par la Commission Constitution, Justice et Citoyenneté.

Pour devenir loi, le projet doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)