Une nouvelle législation élargit les droits des personnes atteintes de diabète de type 1 – Medicina S/A

Les personnes atteintes de diabète sucré de type 1 (DM1) disposent désormais de nouveaux droits liés à la santé, à l'éducation, au travail et à la lutte contre les discriminations. Sanctionnée par le Président de la République et publiée au Journal Officiel de l'Union, la loi 15 439/26 garantit, entre autres mesures, l'accès aux médicaments et aux fournitures à travers le Système de Santé Unifié (SUS), des adaptations dans les environnements scolaires et professionnels et des pauses pour le contrôle de la glycémie et l'administration d'insuline, en plus de la protection contre la discrimination due à la maladie.

La nouvelle législation garantit la possession et l'utilisation d'équipements tels que des glucomètres, des systèmes de surveillance continue du glucose et des pompes à insuline dans les établissements d'enseignement et sur les lieux de travail. Il assure également des pauses pendant les activités scolaires, les journées de travail et les examens publics pour surveiller la glycémie, prendre de l'insuline et manger.

En outre, il prévoit des « adaptations raisonnables » des activités scolaires et professionnelles, lorsque cela est nécessaire, et garantit l’accès aux médicaments et aux fournitures nécessaires au traitement et au contrôle de la glycémie, indépendamment de l’évaluation biopsychosociale. La norme interdit également toute forme de discrimination due à la maladie ou à l'utilisation de ces équipements dans des environnements publics et privés.

Le texte garantit également des menus scolaires adéquats, des horaires de repas flexibles et un soutien psychosocial pour les personnes atteintes de DM1 et leurs tuteurs. Une autre mesure prévoit que le rapport médical certifiant le diagnostic de DM1 sera valable indéfiniment. La loi permet également l'inclusion, dans la Carte Nationale d'Identité (CIN), d'informations sanitaires pouvant faciliter les soins en cas d'urgence.

La législation aborde également la classification des personnes atteintes de diabète de type 1 comme personnes handicapées. Selon la nouvelle loi, cette reconnaissance n'est pas automatique et dépend du respect des critères énoncés dans le Statut des personnes handicapées.

Veto

Le Président de la République a opposé son veto à l'article qui conditionnait l'octroi des prestations financières à une évaluation biopsychosociale spécifique en cas d'incapacité de travail ou de vulnérabilité socio-économique. Avec le veto, cette exigence a été supprimée du texte sanctionné.

Dans le message de veto, l'exécutif fait valoir que cette exigence créerait un obstacle supplémentaire à l'accès aux prestations et pourrait nuire aux personnes atteintes de DM1. Selon le gouvernement, la reconnaissance est déjà soumise aux critères énoncés dans le statut des personnes handicapées, qui incluent une évaluation biopsychosociale.

Traitement

La loi est issue du projet de loi (PL) 5868/25, présenté par le sénateur Randolfe Rodrigues (PT-AP). La proposition a été préparée après le veto total de la présidence sur le PL 2687/22, qui reconnaissait le diabète de type 1 comme un handicap à toutes fins juridiques. Le nouveau texte maintient la possibilité de classification selon les critères du Statut des Personnes Handicapées et élargit l'ensemble des droits spécifiques pour les personnes atteintes de DM1.

La proposition a été approuvée à la Chambre des députés en mai de cette année. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)