La Commission de la santé a approuvé une proposition qui oblige les services de santé d'urgence à définir un protocole spécifique à la prise en charge des personnes ayant tenté le suicide. L’objectif est de créer un standard de soins humanisés, rapides et efficaces dans tous les établissements de santé publics et privés.
La proposition établit que le protocole doit contenir des règles pour :
- dépistage et premiers secours, afin d'identifier les risques pour la vie et les nouvelles tentatives de suicide ;
- interventions cliniques et de santé mentale, avec évaluation des risques ;
- un plan individualisé de sécurité des patients, avec la participation de la famille ; et le
- enregistrement et suivi des cas suivis.
Le protocole doit inclure l'identification des services de référence vers lesquels les patients seront orientés, afin d'assurer la traçabilité des cas.
Le texte autorise également des partenariats entre des organismes de santé publique et des établissements d'enseignement, des ONG, des associations professionnelles et d'autres secteurs pour former des professionnels qui s'occupent directement des violences auto-infligées. Enfin, il prévoit également des campagnes de sensibilisation et des recherches sur l'efficacité du protocole.
Le remplacement du rapporteur, la députée Rogéria Santos (Republicanos-BA), a été approuvé pour le projet de loi 2652/24, par le député Fausto Pinato (PP-SP), et joint. Le député a choisi d'inclure les mesures dans la Politique Nationale de Prévention de l'Automutilation et du Suicide et non dans une nouvelle loi.
« Nous pensons que cette approche permettra une action plus efficace et coordonnée, contribuant à réduire les cas de suicide et à améliorer l'assistance aux personnes à risque », a-t-il souligné.
La rapporteure a décidé d'exclure du texte les détails des projets qui sont déjà inclus dans la politique ou qui, selon elle, limiteraient l'adoption du protocole dans des endroits manquant de professionnels.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, environ 800 000 personnes se suicident chaque année dans le monde. Les données du Secrétariat de surveillance sanitaire (SVS), du ministère de la Santé, révèlent une augmentation de 43 % des cas de suicide au Brésil entre 2010 et 2019, passant de 9 454 à 13 523 cas.
Prochaines étapes
La proposition sera également analysée, de manière définitive, par les commissions des Finances et de la Fiscalité ; et Constitution et justice et citoyenneté. Pour devenir loi, le texte doit être approuvé par la Chambre et le Sénat fédéral. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)