Faire face à la prise de poids due aux médicaments bipolaires

Relief. C'est ce que j'ai ressenti lorsque j'ai trouvé pour la première fois une stabilité grâce aux médicaments bipolaires. Finalement, mes symptômes semblaient sous contrôle. Mais ce soulagement s’est transformé en frustration quelques mois plus tard.

Je ne pouvais plus rentrer dans mes vêtements préférés. Le chiffre sur la balance a continué d'augmenter, même si mes habitudes d'exercice et d'alimentation n'avaient pas beaucoup changé. Je me demandais si c'était un compromis pour être stable.

Pourquoi cela arrive

J'ai appris que je n'étais pas le seul à avoir ce problème. De nombreuses personnes atteintes de troubles bipolaires et d’autres troubles psychiatriques subissent une prise de poids grâce aux médicaments. Les médicaments antipsychotiques et les stabilisateurs de l'humeur sont le plus souvent à l'origine de cet effet secondaire.

Mon psychiatre m'a expliqué que ces médicaments peuvent affecter l'appétit, le métabolisme et la façon dont le corps traite les graisses et le sucre. Certains déclenchent des fringales et vous donnent encore plus faim. D'autres peuvent ralentir votre métabolisme.

Dans mon cas, j’ai remarqué plus de fringales de glucides, j’avais plus faim tard dans la nuit et j’étais parfois trop fatigué pour faire de l’exercice.

La prise de poids n’était pas le seul effet secondaire métabolique pour moi. Ces médicaments ont également affecté mon taux de cholestérol. Tout allait bien avant mon diagnostic. Après le diagnostic, mes taux de cholestérol total, de triglycérides, de cholestérol LDL et de cholestérol non HDL étaient tous anormaux.

Le bilan émotionnel

Mon corps ne ressemblait plus au mien. Cela a affecté mon estime de soi. J'avais peur d'acheter de nouveaux vêtements. J'ai évité de prendre des photos. Ce que je ressentais dans mon ancien corps me manquait.

C'est à ce moment-là que j'ai décidé d'en parler à mon psychiatre. Il a hoché la tête en connaissance de cause et m'a expliqué que les médicaments antipsychotiques que je prenais avaient la réputation de ce genre de chose.

Nous avons discuté de changer de médicament, mais cela pourrait déstabiliser mon humeur. Comme je me débrouillais si bien avec mon régime actuel, nous avons discuté des changements de style de vie que je pourrais apporter à la place. Ceux-ci aideraient à contrecarrer la prise de poids et l’augmentation du cholestérol.

Qu'est-ce qui m'a aidé

Suivi des changements de poids. J'ai une balance intelligente. Je ne pèse pas quotidiennement, mais je marche dessus au moins une fois par semaine. Cela m'empêche d'être obsédé par les chiffres mais me permet de savoir où je suis.

Tenir un journal alimentaire. J'utilise MyFitnessPal pour suivre ma consommation alimentaire quotidienne. Je surveille les nutriments, comme les protéines et les fibres, pour m'assurer que mon corps reçoit ce dont il a besoin chaque jour. Je surveille également les graisses saturées, car elles sont liées au cholestérol.

Éviter les discours intérieurs négatifs. J'essaie de prêter attention aux pensées négatives que j'ai sur moi-même. J'ai créé plusieurs mantras positifs que je me dis. En voici une : « Je peux avoir l'air différent maintenant, et ce n'est pas grave. »

Se concentrer sur la nutrition. Au lieu de régimes restrictifs, je me concentre sur l’amélioration de la nutrition globale. Je fais attention aux protéines, aux fibres et aux glucides. Certains nutriments, comme les vitamines B, peuvent affecter l’humeur. J’essaie donc d’y prêter attention également.

Mélanger ma routine d’exercice. Je fais déjà souvent de l’exercice, ce qui est utile. Mais j'ai appris à mélanger mes entraînements. Cela m’aide à me sentir plus énergique, ce qui me maintient motivé. Je pratique également le yoga pour la pleine conscience.

Pensées finales

Si vous avez remarqué une prise de poids ou d'autres effets secondaires liés aux médicaments psychiatriques, parlez-en à votre médecin avant d'apporter vous-même des changements. De nombreuses choses peuvent aider, notamment l’échange de médicaments, les programmes de perte de poids et les changements de mode de vie.

Plus important encore, soyez gentil avec vous-même. La gestion du trouble bipolaire est difficile et les effets secondaires rendent la tâche plus difficile. Mais avec le temps et l’aide de votre médecin, vous pourrez trouver comment vous remettre sur la bonne voie.