La Commission de Santé de la Chambre des Députés a approuvé le projet de loi qui crée, dans le cadre du Système de Santé Unifié (SUS), la Politique Nationale de Lutte contre la Syphilis et la Syphilis Congénitale. Le texte approuvé modifie la loi qui a créé la Journée nationale de lutte contre la maladie, célébrée le troisième samedi d'octobre.
L'objectif est de prévenir la transmission de la maladie de la mère à l'enfant, de réduire les décès et les maladies chez les mères et les enfants et d'offrir une prise en charge complète de la santé sexuelle et reproductive de la population.
Selon le projet, la politique aura les lignes directrices suivantes :
- un suivi complet des femmes enceintes et des partenaires diagnostiqués pour garantir le traitement et prévenir la transmission de la mère à l'enfant ;
- le traitement des nouveau-nés atteints de syphilis congénitale ;
- renforcer les actions de surveillance épidémiologique et de déclaration obligatoire de la maladie ;
- la formation continue des professionnels de santé ; et
- mener des campagnes de sensibilisation.
La commission a approuvé la version du rapporteur, le député Geraldo Resende (PSDB-MS), pour le projet de loi initialement proposé par la députée Fernanda Pessoa (União-CE) (PL 483/25).
Resende a salué l'initiative, mais a souligné des erreurs techniques dans le texte original, comme la mention de la « vaccination » contre la syphilis, qui n'existe pas. Le député a également critiqué l'exigence de spécialistes et de lits exclusifs, car le traitement est ambulatoire et a lieu dans les soins primaires.
« Pour corriger ces erreurs et assurer la cohérence juridique, il est proposé d'inclure les mesures dans la loi 13.430/17, en faisant la base juridique de la politique nationale en la matière », a expliqué le rapporteur.
Prochaines étapes
La proposition sera également analysée, de manière concluante, par les commissions de défense des droits de la femme ; Finances et fiscalité ; et Constitution et justice et citoyenneté.
Pour devenir loi, le texte doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)