Le cinquième collège de la Cour supérieure du travail (TCT) a ordonné à la municipalité de Mirandópolis (SP) de payer 200 000 R$ en indemnité à la veuve d'un chauffeur ambulance décédé dans un accident de voiture. La municipalité a revendiqué la faute exclusive de la victime, qui était en excès de vitesse. Mais, pour le conseil d'administration, l'activité est à haut risque et l'affaire engage la responsabilité civile objet de l'entreprise, qui ne dépend pas de preuves de culpabilité.
La vitesse était de 120 km/h
Selon le procès, le conducteur transportait cinq patients hémodialysés pour un traitement hospitalier lorsqu'il a perdu le contrôle de l'ambulance et s'est renversé sur la route. Selon les experts, les conditions du véhicule et de la route étaient normales. L'expert a également constaté que la vitesse était de 120 km/h, au-dessus des limites autorisées. Tous les passagers sont morts dans l'accident.
La veuve du travailleur a déposé une demande d'indemnisation auprès du Tribunal du travail d'Andradina (SP), mais le tribunal a rejeté la demande comme étant infondée. Elle a fait appel auprès du Tribunal régional du travail de la 15e région (Campinas), qui a confirmé la condamnation. Le tribunal a estimé que le conducteur était seul responsable de l'accident, car il roulait à grande vitesse. Selon la décision, il devrait prouver la culpabilité de la municipalité, c'est-à-dire la responsabilité subjective de l'entité publique.
La plainte a été portée devant le TST par la veuve du travailleur, qui a soutenu que le TRT avait ignoré, entre autres aspects, que l'expertise n'avait pas conclu que la vitesse était le facteur déterminant de l'accident. Elle a également souligné que son mari travaillait des heures excessives et n'avait pas pris de vacances depuis plus de cinq ans. Ces facteurs, selon elle, pourraient provoquer l'état de fatigue et contribuer au désastre.
Conduire une ambulance est un risque plus élevé
Pour la rapporteure de l'appel, la ministre Morgana Richa, la vitesse est précisément l'un des qualificatifs du risque accumulé d'être conducteur d'ambulance. Selon elle, cette prémisse est insuffisante pour attribuer la responsabilité de l'accident exclusivement au conducteur.
Richa a souligné que, selon la jurisprudence du TST, la responsabilité dite objective s'applique (qui n'exige pas la preuve de la culpabilité de l'employeur) lorsqu'est démontré l'exercice d'une activité qui présente un risque pour l'intégrité physique ou mentale de l'employé.
Toujours dans ce sens, le ministre a rappelé que le TST considère la conduite de véhicules sur les routes et autoroutes comme une activité à risque, car « le conducteur est exposé à un risque plus grand et différent auquel un conducteur ordinaire n'est pas soumis ». ». ».
La décision a été unanime.
Processus : Ag-RR-2223-90.2012.5.15.0056
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