La Commission Constitution, Justice et Citoyenneté (CCJ) de la Chambre des députés a approuvé le projet de loi 2701/22, qui définit les règles de nomenclature des maladies transmissibles au Brésil. L’objectif est d’éviter les noms qui provoquent une stigmatisation ou des préjugés à l’encontre de pays, d’ethnies, de personnes ou d’animaux.
La proposition modifie la loi 6 259/75, qui prévoit la surveillance épidémiologique et le programme national de vaccination. Le texte approuvé précise que les noms des maladies doivent être courts, faciles à prononcer et basés sur des caractéristiques cliniques, épidémiologiques ou sur l'agent pathogène lui-même.
avis favorable
Le rapporteur du CCJ, le colonel adjoint Fernanda (PL-MT), a recommandé l'approbation. Selon l'avis favorable, la mesure sert à aligner la législation brésilienne sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le projet a été traité de manière concluante et a déjà été approuvé par le comité de santé. Comme elle a été approuvée sans modifications, la proposition est prête à être soumise au Sénat, à moins qu'il n'y ait un appel pour un vote en séance plénière de la Chambre.
Protection contre les stigmates
Le projet approuvé interdit les termes qui suscitent la peur ou qui contiennent des références géographiques, des noms de personnes, de groupes ethniques, de professions ou d'organismes autres que l'agent pathogène lui-même.
Selon l'auteur de la proposition, le député Sergio Souza (MDB-PR), le changement de la législation est urgent pour éviter la désinformation et la violence. Il a cité comme exemple les attaques contre des singes survenues après une association erronée de ces animaux avec le virus dit « de la variole du singe » (monkeypox). (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)