La commission des finances et de la fiscalité de la Chambre des députés a approuvé un projet de loi qui élargit l'accès à la santé mentale au Brésil dans la période post-pandémique. La proposition prévoit l'intégration d'un plus grand nombre de professionnels du secteur dans le réseau public et la coordination d'actions visant à promouvoir le bien-être des communautés.
Le texte approuvé est la version du rapporteur, la députée Laura Carneiro (PSD-RJ), pour le projet de loi 311/24, par le député Leo Prates (PDT-BA). Le rapporteur a préparé une nouvelle formulation, en tenant également compte d'une analyse antérieure de la Commission de la santé.
Le substitut établit la Politique nationale de promotion de l'accès à la santé mentale au Brésil après la pandémie (PNPASMP). Parmi les objectifs de la politique figurent la qualification de la formation professionnelle et l'intégration entre les différents niveaux de soins de santé, tels que les soins de base, spécialisés et communautaires.
Selon Laura Carneiro, la proposition est normative et n'affecte pas les recettes ni les dépenses de l'Union. « La mesure devrait générer des effets économiques et fiscaux positifs résultant d'une action préventive et non interventionnelle », a estimé le rapporteur dans son avis.
« La situation de la santé mentale au Brésil est devenue plus critique avec la pandémie de Covid-19, qui a entraîné de graves conséquences pour la population », a déclaré le député Leo Prates, auteur de la version originale, en défendant la création du programme.
Points principaux
Selon le texte approuvé, la politique nationale doit être mise en œuvre sur la base des principes du Système de Santé Unifié (SUS). L'idée est de renforcer les soins de base et communautaires comme axes prioritaires de promotion et de prévention de la santé mentale, en encourageant la participation et le contrôle social.
La proposition envisage le travail de psychologues, de psychiatres, d'ergothérapeutes, de travailleurs sociaux, d'infirmières, d'éducateurs physiques, d'ateliers et d'animateurs communautaires. Ces équipes travailleront de manière intégrée pour garantir une prise en charge globale et humanisée des personnes souffrant de souffrance ou de troubles mentaux.
En outre, la proposition établit des lignes directrices conformément à la loi de réforme psychiatrique, qui traite de la protection et des droits des personnes atteintes de troubles mentaux et réoriente le modèle de soins de santé mentale. Dans d'autres domaines, il encourage également la production et la diffusion de connaissances scientifiques sur le sujet.
Le financement des actions prévues relèvera de la responsabilité du Ministère de la Santé, qui transférera les ressources aux États, au District fédéral et aux municipalités. Les critères et procédures à cet effet seront définis ultérieurement par le pouvoir exécutif.
Prochaines étapes
Le projet est en cours de traitement final et sera encore analysé par la Commission Constitution, Justice et Citoyenneté. Pour devenir loi, le texte devra être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)