La Commission de Santé de la Chambre des Députés a approuvé le projet de loi 5110/23, de la députée Alice Portugal (PCdoB-BA), qui modifie la Loi Organique sur la Santé pour qualifier l'accès aux médicaments de droit humain.
En pratique, la mesure peut renforcer la position du citoyen dans des situations de manque de médicaments dans le Système de Santé Unifié (SUS). Le projet établit que l'accès aux médicaments est considéré comme un droit humain à toutes fins juridiques.
La mesure pourrait également influencer les décisions judiciaires, rendant plus souple l’octroi d’injonctions pour la fourniture de médicaments.
Application du droit
La représentante Alice Portugal affirme que le droit à la santé est lié au droit à la vie et à la dignité humaine, qui fait partie des droits de l'homme. Cependant, selon elle, le droit d'accès aux médicaments, même s'il constitue l'une des évolutions les plus importantes du droit à la santé, n'a pas toujours été reconnu comme un droit humain.
« Ce qui se produit dans la pratique, c'est le refus de l'accès aux médicaments, qui constitue l'un des principaux obstacles à la réalisation du droit à la santé conformément à la Magna Carta », a déclaré l'auteur.
Pour la rapporteure, la députée Ana Pimentel (PT-MG), la proposition renforce le caractère central de l'accès aux médicaments dans la réalisation du droit à la santé. « L'explication de cette nature juridique contribue à renforcer la cohérence du système de réglementation de la santé, à orienter la formulation des politiques publiques et à favoriser les interprétations juridiques qui donnent la priorité à la garantie d'un traitement adéquat à la population », a-t-il déclaré.
Ana Pimentel a souligné que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Nations Unies ont réitéré que l'accès à des médicaments sûrs, efficaces et de qualité fait partie intégrante des obligations des États découlant du droit à la santé.
Prochaines étapes
La proposition sera encore analysée, de manière définitive, par la Commission Constitution, Justice et Citoyenneté. Pour devenir loi, il doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)