La Commission de Santé de la Chambre des Députés a approuvé une proposition qui renforce les principes généraux de la politique de santé mentale pour garantir une assistance thérapeutique intégrale à travers le SUS et la mise en œuvre d'un suivi multidisciplinaire et d'une formation de professionnels, en plus d'obliger les pouvoirs publics à promouvoir des campagnes sur l'usage rationnel des médicaments.
La proposition modifie la loi 10 216/01, qui traite de la protection et des droits des personnes atteintes de troubles mentaux et réoriente le modèle de soins de santé mentale.
Le texte approuvé a été le remplacement du rapporteur, le député Meire Serafim (União-AC), du projet de loi 387/25, par le député Acácio Favacho (MDB-AP). Le texte original prévoyait un large paquet d'actions en faveur de la santé mentale, avec l'inscription obligatoire de neuf antidépresseurs sur la Liste nationale des médicaments essentiels (Rename), la création d'un programme national de surveillance psychopharmacologique, des incitations à la production nationale de médicaments et des campagnes de sensibilisation permanentes.
Ce contenu a été exclu du rapport approuvé, qui traite désormais uniquement de la mise à jour des lignes directrices de la législation en vigueur.
Meire Serafim a expliqué que l'inclusion de médicaments dans le SUS par détermination légale peut ignorer des critères techniques et scientifiques essentiels, ainsi que des analyses de rentabilité et d'impact budgétaire. Selon elle, forcer l’approvisionnement en médicaments qui n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation complète ou qui ne sont pas standardisés peut générer « des inefficacités et une surcharge du système ».
Prochaines étapes
La proposition en cours de traitement final sera analysée par les commissions des Finances et Fiscalité et de la Constitution et de la Justice et Citoyenneté. Pour devenir loi, le texte doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)