La sixième chambre du Tribunal Supérieur du Travail (TST) a reconnu le droit d'un sauveteur du Consortium Intercommunal de Santé du Réseau d'Urgences du Nord Minas, à Montes Claros (MG), au plus haut niveau de rémunération pour travail insalubre. Même si elle n’a pas eu de contacts réguliers avec les patients isolés, elle a travaillé en première ligne dans la lutte contre le Covid-19 et s’est occupée directement des personnes infectées. Les premiers intervenants ont traité tous les types de patients.
L’action a été déposée en 2022. L’infirmière a déclaré qu’en tant que secouriste, elle était en contact avec tous types de patients, y compris ceux atteints de maladies infectieuses et ceux en zone d’isolement. Il a également aidé les médecins et effectué des procédures telles que le nettoyage des blessures, l'application d'injections, l'administration de médicaments et de sutures. Malgré cela, il a perçu une prime de risque moyenne (20 %).
Pour sa défense, le consortium affirmait que la caractérisation d'insalubrité maximale nécessite un contact permanent avec les patients en isolement et leurs objets, ce qui ne serait pas le cas pour le secouriste. Selon lui, tous les professionnels de santé qui travaillent au Samu perçoivent une prime de risque moyenne, comme le prévoit la convention collective.
L’expertise a, quant à elle, constaté que les professionnels du Samu étaient directement impliqués dans la prise en charge des personnes infectées par le Covid-19. Selon le rapport, cette exposition peut être considérée comme une « exposition biologique », entraînant un risque élevé de contracter la maladie.
Le tribunal du premier degré a accepté la demande de la secouriste, mais la sentence a été annulée par le Tribunal régional du travail de la 3e Région (MG), au motif qu'elle n'avait pas de contact permanent avec des personnes isolées.
Travailler dans une zone d'isolement n'est pas nécessaire pour caractériser le degré maximum.
Le rapporteur du recours des sauveteurs, le ministre Augusto César, a souligné que, selon la jurisprudence du TST, il n'est pas nécessaire de travailler dans une zone d'isolement pour percevoir la prime de risque maximale. Il suffit pour cela d’être en contact avec des patients atteints de maladies infectieuses, notamment ceux infectés par le Covid-19, un virus à haut degré de transmissibilité et classé par l’Organisation mondiale de la santé comme agent causal d’une pandémie.
La décision a été unanime.
Le TST compte huit commissions qui jugent principalement les recours en révision, les recours interlocutoires et les recours contre les décisions individuelles des rapporteurs. Les décisions des Panels peuvent faire l'objet d'un appel auprès de la Sous-Section I Spécialisée dans les Différends Individuels (SDI-1). Suivez l'avancée du processus sur ce lien :
Processus : RR-0011036-80.2023.5.03.0145.