Beaucoup de gens pensent que le trouble bipolaire est simplement dû à des sautes d’humeur extrêmes. Vous êtes heureux un moment et triste le moment suivant. Mais ce n’est pas du tout cela. Vivre avec un trouble bipolaire est très différent de cela.
La dépression implique bien plus qu’une simple humeur triste, et la manie n’est pas seulement du bonheur. Voici un aperçu des symptômes les plus courants que je ressens.
Hypomanie et manie
Lorsque je commence à ressentir un épisode hypomaniaque ou maniaque, mon énergie commence à changer. Ma pensée et mon comportement pourraient changer avec cela. Ce n’est pas toujours évident, donc il m’est facile de rater ce qui se passe au début.
Humeur et énergie élevées
Parfois, quand l’hypomanie commence, ça fait du bien. C'est utile. J'ai plus d'énergie. Je pourrais faire plus de choses parce que je suis plus « activé ». Je pourrais nettoyer toute ma maison ou être plus productif au travail. Cela peut se sentir bien jusqu'à ce que les symptômes dégénèrent en manie.
Changements dans le sommeil
Les changements de sommeil sont pour moi l’un des premiers signes d’hypomanie. En général, j'ai envie de dormir, mais je ne peux pas. Mon esprit peut sembler plus actif que d’habitude. Je ne me sentirai peut-être pas bien le lendemain, mais je n'aurai pas le niveau de fatigue auquel on pourrait s'attendre étant donné le peu de sommeil que j'ai. Si l’hypomanie évolue vers la manie, les problèmes de sommeil s’aggravent.
Irritabilité, pensées précipitées et agitation
Lorsque les symptômes s’aggravent, l’hypomanie se transforme en manie et la motivation en agitation. La confiance se transforme en irritabilité. Les idées ne s'arrêtent tout simplement pas. Je n'arrive pas à dormir et, honnêtement, je ne me sens peut-être pas fatigué du tout.
Impulsivité et changements de comportement
L'hypomanie commence par de petits changements dans la pensée et le comportement. Ensuite, les choses dégénèrent. Pour moi, cela s’est transformé en l’achat de choses dont je n’ai absolument aucune utilité. À ce stade, mon comportement peut paraître insouciant aux yeux des autres, mais il est tout à fait raisonnable pour moi.
Paranoïa et psychose
Lorsque la manie devient grave, je souffre de psychose. Lorsque cela se produit, je peux souffrir de paranoïa, de croyances déformées ou avoir du mal à faire confiance à la réalité. Cela peut être vraiment effrayant.
Je peux être paranoïaque et penser que les gens s’en prennent à moi. Je peux aussi avoir des croyances déformées sur moi-même, comme celle que je suis célèbre.
La psychose est le signe d'un épisode grave. Le soutien professionnel est important et, dans certains cas, des soins urgents ou un niveau de traitement plus élevé peuvent être nécessaires.
Symptômes dépressifs
Les gens pensent que la dépression n’est que de la tristesse. Parfois, ma dépression s'accompagne d'un pincement au cœur, mais pas toujours. Parfois, j'ai juste l'impression d'essayer de m'échapper des sables mouvants avec des poids attachés autour de moi. Je me sens plus lent et plus lourd.
Humeur plate ou basse
Parfois, je ne ressens rien du tout. Tout est plat. Les choses qui me rendent heureux ne peuvent même pas susciter un sourire. Je peux me sentir déconnecté de mes amis et de ma famille.
Et puis il y a le désespoir. C’est l’un des aspects les plus effrayants de la dépression. Quand je me sens désespéré, j’ai l’impression que rien ne s’améliorera jamais. Il est important que j’essaie de me rappeler que ce ne sera pas toujours le cas.
Pas d'énergie
Alors qu’un épisode maniaque s’accompagne de plus d’énergie, la dépression entraîne le contraire. Le plus grand signe d’avertissement est que mon énergie est tout simplement partie. Prendre une douche ou nettoyer ma maison peut sembler une tâche herculéenne.
Je remarque que ma réflexion ralentit même. Mon discours devient plus lent. Il me faudra peut-être plus de temps pour trouver les mots que je veux. Mon psychiatre appelle cela un « retard de latence de la parole ».
Les gens qui ne comprennent pas ce que l’on ressent peuvent simplement considérer cela comme de la paresse. Cette étiquette pique. Même si je sais que je n’y peux rien, j’ai souvent peur d’être simplement paresseux.
Trop dormir
J'ai remarqué, sur la base des données de ma montre intelligente, que je passe en moyenne 11 à 12 heures par jour au lit lorsque je suis déprimé. Je dors environ 10 heures. Durant ces périodes, je me sens encore souvent fatiguée au réveil.
Difficulté à se concentrer
Le brouillard cérébral est l’une des pires choses. La dépression peut rendre difficile la concentration ou la mémorisation de choses importantes. J'oublierai des choses que je devrais savoir. J'ai également du mal à me concentrer sur des tâches simples pendant ces périodes.
Peu d’intérêt pour la nourriture
Lors d’épisodes dépressifs, je perds tout intérêt pour la nourriture. Une fois, j'ai perdu 15 livres. dans un mois à cause de ça. Je savais que j'avais besoin de manger, mais je regardais mon repas et je n'avais absolument aucun appétit ni intérêt, même pour les aliments très savoureux.
Retrait social
Lors des épisodes dépressifs, je m'éloigne de mon plus proche soutien. J'arrête de tendre la main et laisse les textes non lus. Mon cerveau me convainc qu'ils en ont assez de s'occuper de moi et que je suis mieux seul. La dépression a le pouvoir de transformer l’isolement en la seule option sensée.
Comment la reconnaissance du modèle peut-elle aider ?
Le trouble bipolaire est un trouble grave, mais reconnaître les symptômes avant que les choses ne dégénèrent a été l’un des meilleurs outils dont je dispose. Plus tôt je peux identifier ce qui se passe, plus vite je peux contacter mon psychiatre et anticiper un épisode avant qu'il ne s'installe complètement.
Connaître mes habitudes aide également les gens dans ma vie à mieux me soutenir. Lorsqu’ils savent quoi rechercher, ils peuvent se présenter à moi de manière à m’aider, même si je ne reconnais pas moi-même les symptômes.