L'hôpital São Mateus dispose désormais d'une structure encore plus robuste pour prendre en charge les patients dans un état critique, avec la mise en place d'une unité coronarienne dédiée à la prise en charge des maladies cardiaques. Avec ce changement, l'hôpital dispose désormais de deux unités de soins intensifs et d'une unité spécialisée axée sur les cas cardiologiques, augmentant ainsi sa capacité de réponse dans des situations très complexes.
En pratique, la réorganisation des lits a permis d'affecter une partie de la structure exclusivement à la prise en charge de patients souffrant de pathologies telles que crise cardiaque, arythmies, insuffisance cardiaque et chirurgie cardiaque postopératoire. La nouvelle unité est également prête à accueillir des cas neurologiques et des patients en convalescence après des interventions majeures, telles que des greffes.
Pour le cardiologue de soins intensifs responsable des unités de soins intensifs de l'hôpital, Sandro Andrey Nogueira Franco, ce changement représente une avancée importante dans la qualité des soins. « L'unité coronarienne se concentre sur les soins spécialisés pour les patients cardiaques, dirigés par des cardiologues et des intensivistes, avec une équipe multidisciplinaire hautement intégrée. Cela permet de prendre des décisions plus rapides et plus affirmées, ayant un impact direct sur les résultats cliniques », déclare-t-il.
Un service plus spécialisé et ciblé
Contrairement à une unité de soins intensifs générale, qui accueille des patients atteints de différents types de maladies graves, l'unité coronarienne est structurée pour traiter spécifiquement les affections cardiovasculaires. Cette spécialisation permet un suivi plus étroit et plus ciblé, avec des protocoles définis pour chaque type de situation.
Parmi les principaux cas traités figurent l'infarctus du myocarde, l'angine de poitrine, les arythmies graves, l'insuffisance cardiaque décompensée, ainsi que les maladies aortiques et les complications postopératoires de la chirurgie cardiaque.
Dans des situations comme une crise cardiaque, la rapidité des soins peut faire toute la différence. « On dit souvent que le temps, c'est du muscle. Plus le patient est soigné rapidement, moins il y a de dommages au cœur et plus grandes sont les chances de guérison », souligne le spécialiste.
À l'hôpital, la prise en charge suit un protocole spécifique pour les douleurs thoraciques, qui permet d'identifier rapidement les cas suspects et d'orienter le patient vers l'hémodynamique, où sont effectués des tests et des procédures telles que le cathétérisme et l'angioplastie. Après cette étape, le patient se rend à l'unité de soins coronariens pour des soins continus.
La technologie et l'équipe font la différence
L'unité dispose de ressources avancées de surveillance hémodynamique, notamment d'un équipement permettant d'évaluer en temps réel la fonction cardiaque chez les patients gravement malades. Dans les cas plus critiques, comme un choc cardiogénique, des dispositifs tels que le ballon intra-aortique sont également utilisés, ce qui permet de maintenir la circulation.
Une autre différence est l'intégration avec le laboratoire d'hémodynamique et l'équipe de chirurgie cardiaque, qui garantit une prise de décision rapide et la réalisation de procédures très complexes.
En plus de la technologie, les soins sont soutenus par une équipe multidisciplinaire composée de médecins, d'infirmières, de physiothérapeutes, de nutritionnistes, de psychologues et d'orthophonistes, qui travaillent de manière intégrée pour prodiguer des soins aux patients.
Plus d’agilité et de continuité des soins
Avec l'agrandissement de la structure, l'hôpital gagne également en efficacité dans le flux des soins, avec une plus grande agilité dans la définition des diagnostics, le démarrage des traitements et la libération de lits.
Après sa sortie de l'unité de soins coronariens, le patient continue d'être suivi par l'équipe de cardiologie, garantissant ainsi la continuité du traitement et une plus grande sécurité de récupération.
Pour Sandro Andrey, la prévention reste le principal moyen d'éviter les complications. « Le contrôle de la tension artérielle, du diabète, du cholestérol, la pratique d'une activité physique et l'arrêt du tabac sont essentiels. Prendre soin de ces facteurs réduit considérablement le risque de maladies cardiovasculaires », conseille-t-il.