La Chambre des députés a approuvé un projet de loi qui garantit les droits des personnes atteintes de diabète sucré de type 1 dans les milieux scolaires et professionnels, en plus de renforcer le droit aux médicaments dans le cadre du Système de Santé Unifié (SUS).
Le projet de loi du Sénat 5868/25 sera soumis à la sanction présidentielle sans modifications, selon l'avis favorable du rapporteur, le député João Cury (MDB-SP).
Pour le rapporteur, le projet crée les conditions permettant aux personnes atteintes de diabète de type 1 de bénéficier d'un traitement adéquat et de prévenir les complications de la maladie. « Cette proposition contribue à éliminer les obstacles concrets à la pleine participation sociale de ces personnes », a déclaré Cury.
Selon le texte, la classification d'une personne atteinte de diabète de type 1 comme personne handicapée sera conditionnée au respect des critères établis dans le Statut des personnes handicapées.
L'octroi de prestations financières, telles que la prestation de paiement continu (BPC), dépendra d'une évaluation biopsychosociale spécifique en matière d'incapacité de travail ou de vulnérabilité socio-économique. « Cette prudence est pertinente, car une maladie chronique, en soi, ne garantit pas automatiquement les droits réservés aux personnes handicapées », a déclaré Cury.
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, d’origine génétique et incurable. La maladie n’est pas forcément liée à une consommation excessive de sucre. Elle se manifeste généralement à l’adolescence, mais peut apparaître plus tôt.
Indépendamment de l'évaluation biopsychosociale, les personnes atteintes de diabète de type 1 auront droit aux médicaments via le SUS, ainsi qu'aux fournitures nécessaires à l'application de l'insuline et au contrôle de la glycémie (glycémie).
Ils auront également droit à un soutien psychosocial et à des conseils sur la gestion de la maladie, y compris des programmes de formation proposés par le SUS et le système de santé complémentaire.
Travailler et étudier
Le projet approuvé garantit aux personnes atteintes de diabète de type 1 la possession et l'utilisation d'un glucomètre, d'un système de surveillance continue du glucose, d'insuline, d'une pompe à insuline et d'autres fournitures nécessaires au traitement de la maladie, tant dans les établissements d'enseignement que sur le lieu de travail.
Toute forme de discrimination fondée sur la maladie et ses complications ou sur l'utilisation de ces intrants, dans des environnements publics ou privés, est interdite.
Insuline
Comme le corps d’une personne atteinte de diabète de type 1 ne produit pas d’insuline, elle dépend de doses régulières d’insuline synthétique, mesurées en continu. Par conséquent, le projet garantit des pauses pendant les activités scolaires, les journées de travail ou les examens publics pour surveiller la glycémie, prendre de l'insuline et consommer de la nourriture.
Pour éviter les épisodes d'hypoglycémie, en cas de baisse du taux de sucre dans le sang, le texte garantit une adaptation raisonnable des activités en milieu scolaire et professionnel, selon un rapport médical. Ce rapport est désormais valable indéfiniment, qu'il ait été émis par un professionnel des réseaux de santé publics ou privés.
La personne peut également demander que son état spécifique soit inscrit sur la Carte Nationale d'Identité (CIN) afin de faciliter l'exercice des droits prévus ou de contribuer à préserver sa santé, comme dans le cas d'un sauvetage.
Appel d'offres public
Les personnes atteintes de diabète de type 1 auront également droit à des conditions particulières pour passer les tests, comme c'est déjà le cas pour les personnes handicapées ou en situation particulière.
Menus scolaires
Le PL 5868/25 garantit aux parents ou tuteurs légaux de personnes atteintes de diabète de type 1 l'accès aux informations nutritionnelles et aux horaires des repas proposés à l'école, de manière claire et à jour. Ces menus doivent être adaptés aux besoins nutritionnels et, sur demande, des horaires de repas flexibles doivent être accordés.
Les parents et tuteurs pourront également demander une adaptation de la journée de travail lorsque cela est nécessaire pour suivre le traitement de la personne à charge.
À cette fin, des aménagements des horaires, des pauses ou des départs doivent être effectués, dans le respect des règles de rémunération du temps de travail et des autres normes du travail applicables, y compris les conventions et conventions collectives de travail.
Ils auront également droit, dans le système de santé, à un soutien psychosocial et à des conseils sur la prise en charge du diabète sucré de type 1, y compris des programmes de formation proposés.
Campagnes
En relation avec les pouvoirs publics, le projet détermine la réalisation de campagnes de sensibilisation sur la maladie, ses particularités et complications et sur les droits garantis par le texte.
La loi entrera en vigueur 180 jours après sa publication.
Incidence dans la population
On estime que le Brésil compte environ 600 000 personnes atteintes de diabète sucré de type 1, et près d'un sixième de ce groupe est composé d'enfants et d'adolescents. Cette maladie chronique peut compromettre temporairement ou de manière irréversible le fonctionnement de divers organes, tels que les reins et les yeux, et augmenter le risque de maladies potentiellement mortelles, telles que l'infarctus aigu du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.
Le député Rodrigo Rollemberg (PSB-DF) a déclaré que la proposition rendait justice à 600 000 personnes. « Nous donnerons à ces personnes accès aux médicaments du SUS, à des horaires de travail spéciaux et à des conditions scolaires spéciales. Nous faisons un pas généreux vers l'inclusion », a-t-il déclaré.
Le texte garantit qu'il n'y aura aucune forme de discrimination, selon la députée Erika Kokay. « Sans discrimination, avec accès aux soins, avec évaluation biopsychosociale, avec droits », a défendu le député, saluant l'action des entités qui se sont battues pour faire approuver le texte. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)