La Commission de Santé de la Chambre des Députés a approuvé un projet qui exige que le recensement réalisé par l'IBGE comprenne une question sur le don d'organes (PL 2714/24). L’objectif est d’aider le gouvernement à créer des campagnes plus efficaces et à réduire les files d’attente pour les transplantations.
Si la proposition devient loi, les recenseurs qui visitent les foyers brésiliens devront inclure la question suivante dans le questionnaire : « Y a-t-il des membres de la famille qui sont donneurs d’organes ou de tissus ?
Longue attente
Selon le rapport de la députée Flávia Morais (PDT-GO), le Brésil possède le plus grand système public de transplantation au monde, avec environ 90 % des procédures réalisées par le SUS, mais la liste d'attente est encore longue en raison du manque d'information et de dialogue au sein des familles.
Selon le texte approuvé, avec les données du Recensement en main, le Ministère de la Santé pourra :
- identifier les régions et découvrir où il y a une plus grande résistance ou un manque d'information sur le don ;
- créer des campagnes ciblées pour les publics qui ont encore des questions sur le processus ; et
- promouvoir des politiques publiques visant à mieux planifier les ressources là où la demande de transplantations est la plus forte.
Manque de dialogue
Flávia Morais a recommandé l'approbation du projet, rédigé par le député Murilo Galdino (Republicanos-PB). Elle a souligné que la pénurie d’organes est souvent due au manque de conversations entre proches.
« Au Brésil, la famille a le dernier mot en matière de dons après le décès. L'inclusion de cette question dans le recensement est considérée comme une manière de 'stimuler le débat au sein du foyer', en incitant les gens à exprimer leurs souhaits aux membres de la famille de leur vivant », a déclaré le parlementaire.
Prochaines étapes
La proposition, en cours de traitement final, est actuellement analysée par les commissions de la science, de la technologie et de l'innovation ; et Constitution et justice et citoyenneté. Pour devenir loi, il doit également être approuvé par le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)