Le projet fournit un enregistrement détaillé des suicides dans les rapports de police

Le projet de loi 2588/24 rend obligatoire l'enregistrement des profils détaillés des victimes de suicide lors de l'établissement du rapport de police. La proposition est en cours d'analyse Chambre des députés.

L'auteur du projet, le député Fausto Pinato (PP-SP), affirme que la création d'un protocole détaillé permettrait d'obtenir des données précises et complètes pour soutenir la formulation de politiques publiques efficaces de prévention du suicide et de soutien aux victimes et à leurs familles.

« La collecte de données détaillées est essentielle pour comprendre les multiples facettes du phénomène du suicide, permettant d'identifier les modèles, les facteurs de risque et les domaines qui nécessitent des interventions spécifiques », explique Pinato.

Il rappelle également que la loi 10 216/01, qui traite de la protection et des droits des personnes atteintes de troubles mentaux, renforce l'importance des soins humanisés et de l'accès aux services de santé mentale. « Cette législation souligne la nécessité d'un traitement digne et approprié, reconnaissant le rôle crucial des services de santé mentale dans la prévention du suicide et dans le soutien aux personnes en crise », a-t-il déclaré.

Contexte

Selon le projet, le rapport de suicide doit contenir, outre les données personnelles de la victime, des informations sur le contexte du suicide, comme la méthode utilisée et les éventuelles tentatives de suicide antérieures. Il doit également inclure des informations sur les antécédents médicaux, tels que les maladies physiques et mentales préexistantes, les traitements médicaux et psychologiques en cours, la prise de médicaments et la consommation éventuelle de substances psychoactives.

Les conditions de logement, la situation financière, les antécédents de violence domestique et même des informations sur l'identité de genre et l'orientation sexuelle, le cas échéant, doivent également être incluses dans le bulletin détaillé, ainsi que les lettres d'adieu, le cas échéant, et les témoignages de la famille et des amis.

Selon le texte, les professionnels chargés d'enregistrer et d'enquêter sur les cas de suicide doivent recevoir une formation adéquate pour mener des entretiens et collecter des données de manière sensible et respectueuse.

Base de données

Le projet crée également une base de données nationale des cas de suicide, alimentée par des informations provenant de rapports de police et d'autres documents officiels. La banque, à son tour, encouragera des études, la formulation de politiques publiques et le développement de programmes de prévention et de soutien aux victimes et à leurs familles.

L'accès à la base de données sera réservé aux professionnels autorisés, garantissant ainsi la confidentialité et la confidentialité des informations.

Des partenariats seront également établis avec des universités, des centres de recherche, des organisations non gouvernementales et d'autres institutions compétentes pour développer des études et des recherches sur les causes et les facteurs associés au suicide, promouvoir des campagnes de sensibilisation et former des professionnels.

Le non-respect de ces mesures peut être sanctionné par un avertissement formel, une amende et d'autres sanctions administratives applicables.

Traitement

Le projet est concluant et sera analysé par les commissions Santé ; Sécurité publique et lutte contre le crime organisé ; et Constitution et justice et citoyenneté. Pour devenir loi, la mesure doit être approuvée par les députés et les sénateurs. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)