La Commission de sécurité publique de la Chambre des députés a approuvé le projet de loi 4804/25, qui établit des lignes directrices pour la prise en charge des personnes atteintes de troubles mentaux dans les situations d'urgence. L’objectif est de créer des normes pour que les services de santé et de sécurité publique agissent de manière intégrée dans ces moments-là.
Les orientations prévues dans la proposition sont les suivantes :
- formation continue des équipes sanitaires et des agents de sécurité publique, en respectant les techniques d'approche appropriées ;
- coordination entre les services du Réseau d'Accueil Psychosocial (Raps) et les agences de sécurité ; et
- Soutien aux équipes des services de santé travaillant dans les soins d’urgence.
La proposition du député Augusto Coutinho (Republicanos-PE) modifie la loi de réforme psychiatrique. Lors de la présentation du projet, il a justifié que, même si la loi actuelle protège les droits des personnes atteintes de troubles mentaux, elle ne définit pas comment les policiers et les professionnels de la santé doivent travailler ensemble dans la pratique. Le manque de clarté, selon lui, peut donner lieu à des approches inappropriées ou à un recours disproportionné à la force.
Le rapporteur du dossier, le député Allan Garcês (PP-MA), a recommandé l'approbation de la proposition. Il a jugé essentiel d'adopter des mesures uniformisées pour assurer une réponse coordonnée et efficace de l'État, garantissant que la personne servie soit correctement accueillie et référée pour la poursuite du traitement dans le réseau de santé.
« Les agents de la sécurité publique sont souvent les premiers à répondre aux appels impliquant des personnes en détresse psychologique aiguë », a souligné Garcês. « L’absence d’un protocole clair et d’une formation spécifique à cette approche peut entraîner des conséquences tragiques, avec la criminalisation d’un problème de santé et l’interruption de l’accès aux soins », a-t-il ajouté.
Prochaines étapes
Le projet est désormais soumis aux commissions de santé pour analyse ; Finances et fiscalité ; et Constitution et justice et citoyenneté. Comme il est en cours de traitement définitif, s'il est approuvé par toutes les commissions, il pourra être transmis directement au Sénat fédéral, sans avoir à passer par la Chambre plénière. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)