Le projet comprend des chirurgies reconstructives post-bariatriques en SUS

Le projet de loi 6510/25 détermine l'inclusion des chirurgies réparatrices fonctionnelles après une chirurgie bariatrique comme partie intégrante du traitement de l'obésité morbide dans le système de santé unifié (SUS). Selon la proposition de la députée Renata Abreu (Pode-SP), ces procédures ont un caractère thérapeutique et réparateur, et pas seulement des finalités esthétiques.

Le texte en cours d'analyse à la Chambre des Députés considère que les chirurgies reconstructives sont celles qui visent à éliminer l'excès de peau et de tissu chez les patients ayant subi une perte de poids significative après une chirurgie bariatrique, à condition qu'il y ait une indication clinique et fonctionnelle. Parmi les interventions prévues figurent des chirurgies plastiques sur l'abdomen, les cuisses, les bras et les seins.

Santé

Renata Abreu souligne que l'excès de peau après une perte de poids génère des complications qui vont au-delà de l'apparence. « Cette pathologie commence à générer des impacts importants sur la santé physique et émotionnelle des patients », déclare-t-il.

« L'excès cutané post-bariatrique est associé à des dermatites récurrentes, des infections, des douleurs, des limitations fonctionnelles et des difficultés à réaliser les activités quotidiennes de base, comme l'hygiène personnelle, la mobilité et l'exercice professionnel », explique le député.

Elle note également que, même si le SUS réalise occasionnellement quelques interventions chirurgicales réparatrices, l'offre actuelle est insuffisante compte tenu de la demande existante.

Critères

Pour avoir accès aux chirurgies reconstructives via le SUS, le projet établit des exigences minimales qui doivent être respectées :

  • preuve d'une chirurgie bariatrique antérieure ;
  • stabilité du poids pendant une période à définir par le Ministère de la Santé ;
  • rapport médical attestant d'une déficience fonctionnelle, clinique ou psychosociale ; et
  • évaluation par une équipe multidisciplinaire SUS.

Si la proposition est approuvée et devient loi, il appartiendra au ministère de la Santé de mettre à jour les protocoles cliniques et le tableau SUS des procédures et des médicaments pour inclure les interventions chirurgicales. Les dépenses liées à la mise en œuvre de la mesure proviendront du budget du département, dans le respect des limites financières actuelles.

Prochaines étapes

Le projet est concluant et sera analysé par les commissions Santé ; Finances et fiscalité ; et Constitution et justice et citoyenneté.

Pour devenir loi, il doit être approuvé par les députés et les sénateurs et sanctionné par la présidence de la République. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)