Comment un dessin d’enfance m’a aidé à diagnostiquer mes migraines

Vivre avec la migraine est un voyage qui dure toute la vie et qui commence souvent par une recherche de soulagement. Quand j’avais 10 ans, j’ai dessiné de minuscules soldats qui me frappaient constamment le cerveau avec diverses armes. J’ai montré cette image à ma mère et à mon médecin pour expliquer la douleur ressentie dans ma tête. Le médecin m’a diagnostiqué une migraine et, lorsque je suis devenue adulte, elles étaient chroniques.

Ayant reçu le diagnostic à un si jeune âge, mon médecin a décidé d’essayer des « approches plus holistiques » pour gérer mes épisodes de migraine. Plus précisément, intervenir dès l’apparition d’une migraine avec du sommeil, de la caféine, du chocolat et du temps loin des écrans. Malheureusement, cela m’a laissé une dépendance à la caféine à un âge beaucoup trop précoce.

En vieillissant, j’ai commencé à compter davantage sur l’acétaminophène pour traverser les pires épisodes de migraine. Finalement, ils sont devenus si mauvais qu’il n’y a eu aucune intervention autre que m’enfermer – parfois pendant plusieurs jours. J’alternais entre bains chauds, douches froides, blocs de glace, coussins chauffants et m’allonger dans le noir sans stimulation.

Pendant des années, j’ai vécu ainsi, entouré de déclencheurs constants : régime alimentaire, voyages, stress et menstruations. Dans un monde qui exige que nous soyons constamment en mouvement, il était impossible d’éviter mes déclencheurs et l’apparition d’une migraine. J’ai donc appris à accepter un sort apparemment hérité de ma mère. Vivant avec des migraines toute sa vie, ma mère dépend d’un mélange d’acétaminophène, d’aspirine et de caféine pour les surmonter.

Même si j’ai accepté de vivre avec des épisodes de migraine, j’ai appris qu’il existait d’autres moyens de les gérer. Après avoir travaillé avec des médecins en médecine fonctionnelle, j’ai renoué avec les approches holistiques. Cette révélation m’a permis de prendre en charge ma santé d’une manière que je n’aurais jamais cru possible. Et cette fois-ci, cela ne m’a pas signifié une dépendance à la caféine.

Ma plus grosse munition contre la migraine ? Découvrir et éliminer les allergies alimentaires. Toute ma vie, j’ai lutté contre des allergies alimentaires et je n’en avais aucune idée. Pire encore, je n’avais aucune idée que j’étais en train de perdre le combat. J’ai réduit mes épisodes de migraine de plus de 50 % en éliminant le gluten, l’avoine, le maïs, les produits laitiers et les œufs de mon alimentation !

Vivre chaque jour avec une migraine exige un équilibre délicat de choix : adopter un mode de vie sain pour gérer le stress, donner la priorité au sommeil et reconnaître les signes d’une migraine pour intervenir en temps opportun. Même si les déclencheurs peuvent parfois entraîner des revers, grâce à de nouvelles connaissances et à une approche proactive, j’ai découvert un moyen de réduire considérablement l’impact des migraines sur ma vie.

Mes migraines ont commencé par un dessin d’enfance confus et ont évolué vers une compréhension plus profonde de mon corps. Ce voyage m’a amené à réaliser que notre corps recèle souvent des secrets dont nous ignorons l’existence, comme des allergies alimentaires cachées et un stress sous-jacent. Bien qu’il n’existe pas de solution universelle à la migraine, la persistance, l’exploration et les soins personnalisés jouent un rôle inestimable dans le rétablissement.

L’histoire de mon diagnostic témoigne du pouvoir de comprendre notre corps et de prendre en charge notre santé d’une manière que nous n’aurions peut-être jamais imaginée. Récupérer notre pouvoir et notre autonomie est possible avec les migraines chroniques, et c’est un voyage qui vaut la peine d’être entrepris. N’oubliez pas qu’un diagnostic ne définit pas votre destin ; ce n’est qu’un point de départ. Et à mon grand soulagement, chaque découverte et chaque petit triomphe a ouvert la voie à un avenir où les petits soldats ne me frapperont pas constamment le cerveau avec une hache !

Crédit photo : Francesco Carta fotografo / Moment via Getty Images