La Commission Constitution, Justice et Citoyenneté (CCJ) de la Chambre des députés a approuvé un projet de loi qui crée des lignes directrices pour des soins de santé complets pour les personnes souffrant d'hypertension pulmonaire.
L'hypertension pulmonaire est une maladie rare et évolutive provoquée par une augmentation de la pression dans les artères pulmonaires. Les principaux symptômes sont un essoufflement, une fatigue excessive et une accélération du rythme cardiaque.
La rapporteure, la députée Laura Carneiro (PSD-RJ), a présenté un avis favorable au texte préalablement approuvé par la commission des finances et de la fiscalité. La collégiale a modifié le substitut de la Commission de Santé par le projet de loi 3076/24, du député Luiz Fernando Vampiro (MDB-SC), actuellement en poste de suppléant, dans le but de garantir qu'il n'y ait pas d'augmentation des dépenses.
Ainsi, au lieu d'une politique nationale, la proposition fournit désormais des lignes directrices pour des soins de santé complets. Une autre modification renvoyait la définition opérationnelle des actions sanitaires aux protocoles et directives du Système de Santé Unifié (SUS).
La Commission des Finances a également supprimé la création d'une ligne de soins spécifique au sein du SUS, qui préserve la compétence administrative du pouvoir exécutif. Le texte transfère également la définition de la classification clinique de la maladie à l'Exécutif, pour éviter une rigidité réglementaire.
Enfin, l’équation entre l’hypertension pulmonaire et l’invalidité a été supprimée, éliminant ainsi les répercussions financières.
Modification incompatible
Outre la possible création de dépenses sans indication de recettes signalée par la Commission des Finances (comme l'expansion des prestations et des services), la députée Laura Carneiro a souligné que l'équivalence serait incompatible avec la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.
« La Convention a vaincu le modèle médical qui réduisait le handicap à un attribut biologique de l'individu, soumis à diagnostic et correction, en faveur du modèle biopsychosocial, de nature relationnelle – les personnes handicapées sont celles dont les handicaps à long terme, en interaction avec des barrières comportementales et environnementales, entravent leur participation pleine et égale à la société », a-t-il expliqué.
« L'obstacle, pris isolément, ne constitue pas un handicap. Il se caractérise uniquement par l'interaction entre l'obstacle et les obstacles externes — comportementaux, architecturaux, communicationnels ou institutionnels », a ajouté Laura Carneiro.
Prochaines étapes
La proposition a été traitée de manière concluante et peut être envoyée au Sénat pour analyse, à moins qu'il n'y ait un appel au vote de la Chambre plénière. Pour devenir loi, il doit être approuvé par les députés et les sénateurs. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)