Pendant Septembre Jaune, un mois dédié à la sensibilisation à la santé mentale et à la valorisation de la vie, les soins mentaux et émotionnels gagnent de la place dans différents environnements. À l’Hôpital Unimed Criciúma, ce travail fait également partie de la routine de psychologie hospitalière tout au long de l’année. Dans les unités de soins intensifs (USI), l'une des initiatives cherche à préserver quelque chose qui va au-delà du tableau clinique : l'identité de chaque patient.
Grâce à « Affective Record », l'équipe recueille les goûts personnels, tels que les préférences musicales, la nourriture préférée, le surnom et même l'équipe de football du patient. Les informations sont partagées avec l’équipe soignante pour faciliter le rapprochement et la communication lors de l’hospitalisation.
« Lorsque nous apportons des informations sur la personne à l'équipe, elle est capable d'interagir spontanément. La famille se rend compte que nous ne nous regardons pas seulement comme un patient, mais comme quelqu'un avec ses particularités et sa personnalité », explique Denise Aguiar, psychologue hospitalière à l'hôpital Unimed Criciúma.
La personnalisation peut également impliquer des photographies de famille, qui sont prises dans l'environnement des soins intensifs même lorsque le patient est sous sédation ou intubé. En plus de rapprocher les membres de la famille du processus pendant l'hospitalisation, les images peuvent être utilisées plus tard pour aider à la récupération cognitive du patient après son réveil.
« Parfois, il est intubé, toujours sous sédation, mais nous demandons déjà des photos et des informations. C'est une façon pour la famille d'être plus proche et de participer au traitement. Lorsque ce patient se réveille, il est généralement un peu désorienté à cause des médicaments, c'est pourquoi nous essayons également de l'aider avec l'orientation cognitive avec ces photos », explique Denise.
Le rôle de la psychologie hospitalière va au-delà du soutien émotionnel. L'équipe agit également comme référence pour les patients et leurs familles et répond aux besoins qui peuvent survenir lors d'une hospitalisation. « Parfois, la seule chose que je peux faire qui ait un effet, c'est simplement de me tenir la main et de rester près de moi. Le patient a besoin d'un point de sécurité », commente le psychologue.
Pour la vice-présidente du Groupe Unimed Criciúma, Clarissa Inês Almeida, ce regard individualisé est essentiel pour des soins qui considèrent le patient dans son ensemble et font partie de la manière de soigner Unimed. « Prendre soin, c'est aussi connaître, écouter et reconnaître l'histoire de chacun. La santé mentale est présente à toutes les étapes des soins et, par conséquent, des initiatives comme celle-ci démontrent que chaque patient doit être vu au-delà de sa condition clinique, avec ses particularités, ses liens et ses besoins », souligne-t-il.
Des projets qui renforcent les soins
Le travail de psychologie hospitalière est également présent dans d'autres unités et traitements du groupe Unimed Criciúma, avec des stratégies conçues en fonction des besoins de chaque patient. En pédiatrie par exemple, l’équipe utilise des ressources ludiques, comme des jouets, des peluches et des jeux, pour aider les enfants à comprendre et à gérer les procédures. « Créer des moyens de rendre l'environnement hospitalier plus accueillant et plus compréhensible fait également partie des soins de santé », souligne Clarissa.