Le Cremesp intente une action en justice contre les faux certificats et lance une nouvelle plainte auprès du PGR

Le Conseil Régional de Médecine de l’État de São Paulo (Crèmesp) a déposé une plainte liée à la vente de faux certificats médicaux via la plateforme atestadomedico24.com sur Internet. Selon l’entité, l’action informera le pouvoir judiciaire de la gravité de la situation afin que le site Web puisse être immédiatement mis hors ligne.

Le Cremesp a réitéré les lettres envoyées en 2023 au Ministère Public Fédéral (MPF), au Ministère Public de l’État (MPE) et à la Police Civile, concernant le cas, et s’est rendu disponible pour aider dans les démarches concernant le site Internet, qui promet de fournir des certificats médicaux, sans effectuer de consultation en face à face, au prix de 29,00 R$.

Le Conseil demande la suppression judiciaire du site Internet, qui est également publié sur les réseaux sociaux, comme Facebook, et sur les moteurs de recherche, comme Google. Pour obtenir l’attestation, l’intéressé devait répondre à un « questionnaire intelligent », qui comportait également une « durée de la maladie » fictive. Pour conclure, après paiement et remplissage d’un questionnaire sur l’éventuelle « maladie », un certificat médical en PDF est disponible par email, d’une durée maximale de sept jours. Selon l’annonce, cela est rendu possible par un groupe de « médecins internationaux, qui travaillent en ligne » et qui n’auraient donc pas « besoin de licence » au Brésil.

Enfin, en plus de l’action en justice, Cremesp a déposé une nouvelle plainte auprès du Bureau du Procureur général (PGR), et informe les nouveaux documents reçus aujourd’hui de nouvelles attaques de la plateforme atestadomedico24.com, dont le siège est dans la ville de Hambourg, en Allemagne. – et n’a pas de représentation sur tout le territoire national. Cela contrevient directement à la loi 3.268/57, en particulier à l’art. 17 qui stipule, entre autres points, que les médecins ne pourront exercer leur travail dans le pays qu’avec une inscription préalable auprès du ministère de l’Éducation et de la Culture (MEC) et une inscription auprès du CRM de la juridiction respective.

Selon Angelo Vattimo, président du Cremesp : « Cela signifie qu’en plus de se voir proposer des certificats médicaux sans consultation médicale, les publications « traduisent de fausses informations » et contredisent la législation brésilienne.

Considérant qu’il n’y a aucune nouvelle des médecins inscrits au Cremesp qui fournissent des services à l’entreprise en question, le Conseil adresse la plainte aux organismes compétents afin qu’ils puissent adopter des mesures pour lutter contre cette pratique.