La commission de la santé de la Chambre des députés a approuvé un projet de loi qui exige qu'une évaluation préopératoire soit réalisée pour tous les patients qui subiront des procédures esthétiques agressives et invasives. Le texte approuvé est la version du rapporteur, la députée Ana Paula Lima (PT-SC), pour le projet de loi 2329/24, par le député Fred Linhare (Republicanos-DF). Le rapporteur a présenté une nouvelle formulation (substitut), conservant l'objectif de l'initiative initiale.
Selon Ana Paula Lima, le projet initial prévoyait uniquement des examens préopératoires, sans définir dans quels cas ils seraient nécessaires. « Compte tenu de la pertinence du sujet, j'ai préparé un texte alternatif pour combler ces lacunes », a-t-il déclaré.
Points principaux
Selon le substitut agréé, une évaluation clinique sera obligatoire avant de procéder à des procédures esthétiques invasives, définies comme celles dans lesquelles il y a ablation, perte ou destruction de tissus du derme ou de l'hypoderme.
Le rapport d'évaluation, selon le texte, doit contenir au moins :
- identification des patients ;
- la description des démarches à effectuer ;
- les risques de l'intervention, compte tenu de l'état de santé du patient ;
- les résultats des examens subsidiaires évalués pour déterminer le risque de la procédure ; et
- la conclusion sur la nécessité ou non d’effectuer la procédure.
Si le patient est apte à l’intervention, le rapport doit indiquer :
- la structure physique et l'équipe professionnelle nécessaires pour garantir la sécurité des patients ;
- les directives générales et les soins spécifiques qui doivent être observés avant, pendant et après l'intervention et ;
- la validité du rapport, à la discrétion du professionnel signataire, mais n'excédant pas six mois.
La réalisation d'interventions esthétiques non conformes aux nouvelles règles sera qualifiée d'infraction sanitaire, soumise aux sanctions prévues par la Loi sur les violations de la législation sanitaire, sans préjudice d'autres sanctions.
Pour Fred Linhares, auteur du projet original, l'évaluation préopératoire devrait inclure l'anamnèse et les examens. Lors d'interventions chirurgicales ou d'interventions, a-t-il poursuivi, il serait important de surveiller les conditions cliniques présentant un risque de changement.
Prochaines étapes
Le projet est en cours de traitement final et sera encore analysé par la Commission Constitution, Justice et Citoyenneté. Pour devenir loi, la proposition doit être approuvée par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)