La Commission des Affaires sociales (CAS) du Sénat a approuvé la création de l'Examen national d'aptitude médicale (Profimed), qui sera obligatoire pour obtenir l'inscription professionnelle. La proposition maintient le déroulement de l'examen sous la responsabilité du Conseil fédéral de médecine (CFM) et est désormais soumise à la Chambre des députés pour analyse.
Le texte, rapporté par le sénateur Hiran Gonçalves (PP-RR) et rédigé par le sénateur Marcos Pontes (PL-SP), avait déjà reçu l'approbation de la commission en décembre 2025, au premier tour. Lors de la dernière délibération, les parlementaires ont analysé les amendements présentés, ont rejeté les changements et ont confirmé la version qui préserve la compétence du CFM.
La proposition établit deux instruments d'évaluation. L'examen national d'évaluation de la formation médicale (Enamed), qui sera appliqué par le ministère de l'Éducation au cours de la quatrième année d'obtention du diplôme, en mettant l'accent sur le suivi des performances des étudiants et la supervision de la qualité des cours de médecine ; et Profimed, qui aura lieu après l'obtention du diplôme et constituera une étape obligatoire pour obtenir l'inscription professionnelle.
Selon le texte, les candidats non agréés à Profimed pourront uniquement exercer des activités techniques et scientifiques, sans contact direct avec les patients, à travers l'inscription des diplômés en médecine. L'examen doit être administré au moins deux fois par an dans tous les États et dans le District fédéral, sous la responsabilité des conseils médicaux régionaux, et les résultats sont envoyés aux ministères de l'Éducation et de la Santé, sans divulgation nominative.
La proposition prévoit également des sanctions administratives pour les cours dont les résultats à l'examen ne sont pas satisfaisants, notamment la réduction des places, la suspension des nouvelles admissions et la fermeture éventuelle des activités, en fonction de la gravité des indicateurs.
Rapporteur de la proposition, le sénateur Hiran a défendu des sanctions pour les cours qui n'atteignent pas la performance minimale. « Il est dit que nous devons établir des sanctions pour les cours de médecine qui finissent par ne pas approuver un certain pourcentage de leurs diplômés, avec une réduction du nombre de places, la suspension de l'examen d'entrée et, éventuellement, même en fonction de la gravité du problème, la fermeture de ce cours de médecine », a-t-il précisé.
Pour le président de l'Anadem (Société brésilienne de droit médical et de bioéthique), Raul Canal, la mesure tend à générer des effets positifs pour l'ensemble du système de santé. « La création de Profimed représente une avancée significative dans la qualification de la pratique médicale. Un examen d'aptitude augmente la sécurité de la population et protège également les professionnels en encourageant des normes techniques plus élevées. Avec des médecins plus préparés, la tendance est à réduire la judiciarisation liée aux échecs de soins », a-t-il estimé.