La commission de la santé de la Chambre des députés a approuvé un projet de loi qui réglemente les soins de santé complets pour les détenus, en donnant la priorité à l'utilisation de la télésanté et aux soins au sein des unités pénitentiaires.
Le texte approuvé met à jour la loi sur l'exécution des peines pour prévoir l'utilisation des nouvelles technologies de télémédecine et garantir que le mouvement des prisonniers n'a lieu que lorsque les ressources locales sont insuffisantes.
Selon la proposition, les soins externes qui ne sont pas urgents ou d'urgence doivent être programmés à l'avance, selon les mêmes règles réglementaires appliquées aux autres citoyens. En cas d'urgence, les soins suivront les protocoles de stratification des risques et l'ordre d'arrivée, sans privilèges pour le détenu.
Le projet assure également une prise en charge humanisée des femmes enceintes et garantit aux enfants des crèches pénitentiaires l’accès aux politiques publiques telles que la vaccination et le dépistage néonatal. Le texte établit que le non-respect injustifié des consignes sanitaires par une femme à l'égard de l'enfant dont elle a la garde sera considéré comme une faute grave.
Danger élevé
Pour les détenus très dangereux, la direction de la prison peut demander des mesures de sécurité particulières dans les établissements de santé, telles que des accès différenciés et des salles d'attente spécifiques, afin de réduire les risques pour la population et les professionnels.
La rapporteure, la députée Adriana Ventura (Novo-SP), a souligné que la mesure, initialement prévue dans le projet de loi 2560/15, du député João Campos (Republicanos-GO), recherche l'efficacité et la sécurité, en réduisant les dépenses d'escorte et le temps de séjour du détenu en dehors du milieu carcéral.
La version approuvée remplace le rapporteur et prévoit des mesures spécifiques pour les soins prénatals et la santé des femmes ainsi que pour les cas exceptionnels de détenus très dangereux.
« La télémédecine se présente comme une alternative, à condition qu'il y ait des ressources technologiques adéquates », a déclaré le parlementaire, soulignant également que les soins doivent se dérouler de la même manière que ceux appliqués à tout citoyen qui utilise le Système de Santé Unifié (SUS).
Prochaines étapes
La proposition sera également analysée de manière concluante par les commissions de sécurité publique et de lutte contre le crime organisé ; et Constitution et justice et citoyenneté.
Pour devenir loi, le texte doit être approuvé par la Chambre et le Sénat. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)