55 % utiliseraient le SUS pour un traitement de perte de poids

Après la décision de la Cour supérieure de justice (STJ) qui a entraîné la perte du brevet du sémaglutide au Brésil le 20 mars, le marché de la santé pourrait connaître un nouvel élan. Une enquête exclusive de la plateforme TIM Ads, réalisée entre le 19 et le 24 mars auprès de 39 600 clients de l'opérateur, révèle que la fin de l'exclusivité de la substance — à la base de célèbres médicaments pour traiter l'obésité et la perte de poids — trouve un secteur prêt à se démocratiser : 55 % des clients participant à l'enquête déclarent qu'ils chercheraient ce traitement s'il était disponible sur le SUS.

L’étude montre que, même si l’utilisation coûteuse des « stylos » n’est pas encore une réalité pour la majorité (51 % des personnes interrogées ne les ont jamais utilisés), l’intention d’y adhérer est significative : 38 % envisagent ou envisageront peut-être d’utiliser des traitements injectables dans un avenir proche, voire même de devoir payer pour le traitement. La faible variation entre les pourcentages montre que la décision est partagée entre plusieurs raisons, sans une seule barrière. Le coût (14 %) semble avoir un poids similaire à celui de facteurs tels que la peur des aiguilles et le manque de conseils médicaux, ce qui renforce le fait que le prix n'est qu'une préoccupation parmi d'autres. Le fort intérêt porté au réseau public reflète également l'accès encore restreint : seuls 22 % l'utilisent actuellement.

Dans ce scénario, la perte de brevet constitue le principal catalyseur de l’innovation thérapeutique. Avec l'intérêt massif révélé par l'enquête, la possibilité de réduire les prix avec l'entrée des génériques et des médicaments similaires peut transformer le désir de résultats efficaces en un accès réel, démontrant que les Brésiliens sont attentifs au débat sur la santé publique et les nouvelles technologies pour le bien-être. Pour Leonardo Siqueira, directeur de la monétisation des données chez TIM, « dans un monde dirigé par les données, TIM Ads transcende son utilité en tant qu'outil de communication et de recherche, se transformant en une plateforme qui, en plus de collecter des données précises, se positionne comme un catalyseur essentiel pour comprendre les dynamiques sociales ».

La recherche d'habitudes saines

L’enquête dresse également un profil de la perception de la santé des Brésiliens. Même si 71 % des personnes interrogées jugent leurs habitudes alimentaires très ou moyennement saines, l'insatisfaction quant à leur poids est récurrente : 35 % se déclarent insatisfaites et souhaitent perdre du poids. De plus, le désir de changement est latent, puisque 67 % des sondés se montrent intéressés à transformer leur relation positive avec la nourriture. En ce qui concerne les tentatives, le public fait preuve de résilience, puisque plus de la moitié (64 %) ont déjà entrepris un régime ou un traitement pour perdre du poids à un moment donné de leur vie. L'enquête a été menée à l'échelle nationale et a réuni une majorité de jeunes participants, avec 66 % de répondants âgés de 18 à 35 ans, un groupe d'âge qui a mené des conversations sur le mode de vie et les nouveaux médicaments sur les réseaux sociaux.