La loi 15 390/26 prévoit une aide financière aux utilisateurs du Système de Santé Unifié (SUS) qui doivent suivre un traitement de santé dans une autre ville en raison du manque de disponibilité dans la commune d'origine. Selon la loi, le SUS peut autoriser le versement d'une aide, conférant ainsi à son octroi un caractère facultatif.
La norme, sanctionnée par le Président de la République Luiz Inácio Lula da Silva, a été publiée au Journal Officiel de l'Union. Le texte est issu du projet de loi du Sénat 10895/18, approuvé par les députés et les sénateurs.
Opération
La loi prévoit la prise en charge des frais de nourriture, de transport et d'hébergement du patient et d'un accompagnant, le cas échéant. Une aide aux frais peut être proposée s'il existe des disponibilités financières et budgétaires de la part de l'entité fédérative responsable, après accord préalable du comité de direction du SUS.
Il faudra être référé par un médecin du SUS pour un traitement dans une autre ville et autorisation du responsable sanitaire municipal ou étatique, en plus de garantir le service dans l'autre commune. L'indemnité de séjour ne sera pas accordée pour les déplacements de moins de 50 km ou entre des localités d'une même région métropolitaine.
Avant la promulgation de la loi, le SUS disposait déjà de Treatment Outside the Home (TFD), un programme qui propose cette aide, mais qui est réglementé par des ordonnances. La nouvelle loi garantit désormais la continuité de la mesure.
Veto
Le président Lula a opposé son veto à la partie du projet prévoyant le remboursement des dépenses des patients qui n'ont pas reçu l'indemnité de subsistance dans les délais. La mesure, selon les arguments du veto, générerait une insécurité juridique et pourrait conduire à une augmentation de la judiciarisation des revendications dans le domaine de la santé. (Avec des informations de l'Agência Câmara de Notícias)