Face à l’essor important de l’aromathérapie, bon nombre de nouvelles marques se lancent, les articles pullulent sur Internet, dans les magazines, sur les réseaux sociaux, et des informations souvent contradictoires circulent, y compris chez des praticiens ou des professionnels de santé plus ou, souvent, moins formés même s’ils sont en première ligne comme les pharmacien•ne•s et les préparateur•rice•s ou le personnel de boutique bio.

On peut entendre ici que les huiles essentielles sont des produits naturels sans danger, ou là, au contraire, qu’elles sont extrêmement dangereuses, notamment sur la peau, en prise orale, pour les bébés, les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, les asthmatiques, les épileptiques, les personnes âgées, les chats…

En réalité, ce qu’il faut comprendre en premier lieu, c’est que “les huiles essentielles” est un terme qui ne correspond qu’au mode d’obtention de ces concentrés de principes actifs issus des plantes distillées.

Les propriétés de chaque huile essentielle étant corrélées aux principes actifs qu’elle contient (des centaines de molécules, communément classées dans une quinzaine de familles chimiques), il est difficilement concevable de pouvoir affirmer que “les huiles essentielles” font ci ou ça…

Et c’est pourquoi il est important de les connaître et d’appréhender ne serait-ce qu’un peu de leur complexité afin de pouvoir les utiliser à bon escient, au maximum de leur potentiel, en toute sécurité, et à moindre coûts économique et écologique.

En effet, dès lors que l’on connait les composantes des huiles essentielles, il est souvent facile de se repérer parmi leurs propriétés, indications, contre-indications et niveaux de toxicité, et de choisir celles qui conviennent le mieux, sur le moment, pour une personne donnée, et d’identifier la manière de l’utiliser au mieux sur le problème ciblé.

Loin d’être sans danger, les huiles essentielles contiennent des molécules parfois problématiques amenant des niveaux de toxicité qu’il faudra alors maîtriser, le plus souvent très facilement :
– dermocausticité : irritation cutanée à l’application sur la peau et sur les muqueuses
– neurotoxicité et risque abortif : toxicité pour le système nerveux et le foetus chez la femme enceinte
– photosensibilisation : risque de réactions cutanées en cas d’exposition solaire après application
– hépatotoxicité : risque d’endommager les cellules du foie
– néphrotoxicité : risque d’endommager les cellules du foie
– utérotonicité : risque de déclencher des contractions chez la femme enceinte
– fluidification du sang : risque chez les hémophiles, en cas de risque hémorragique ou en lien avec un traitement en cours
– perturbation endocrinienne : risque de modification du terrain hormonal par action mimétique ou antagoniste
– asséchant pulmonaire, expectorant : risque de déclenchement de crise chez les asthmatiques
– allergénicité : risque de déclenchement de crise allergique
– hyper- et hypotensivité : risque d’augmentation ou de diminution de la pression artérielle

Mais bonne nouvelle, seules quelques molécules dans quelques huiles essentielles sont responsables de chacun de ses problèmes de toxicité, aussi quel dommage de les voir attribués régulièrement à toutes les huiles essentielles !

Aussi il est facile d’éviter ces risques sur une utilisation sur une personne en adaptant le dosage ou en utilisant une autre huile essentielle ne comportant pas le niveau de toxicité qui nous embête… Et c’est souvent très facile, car chaque huile essentielle possède de nombreuses propriétés et de nombreuses huiles essentielles partagent les mêmes !

Cependant, il est important de considérer l’huile essentielle comme un tout, car elle contient toujours des centaines de molécules à des dosages très différents. Aussi, il arrive que certaines molécules en petites quantités puissent tempérer une propriété non souhaitée issue d’une autre molécule présente en majorité.
On parle de climat moléculaire ou de totum moléculaire ou encore de “quenching”… Aussi il faut se méfier des études sur des molécules isolées desquelles on extrapole et attribue des propriétés de la molécule seule à une huile essentielle qui la contient. C’est scientifiquement erroné et parfois très contre-productif.

D’autre part, les études et l’utilisation en plein essor des huiles essentielles ont plutôt tendance à réduire les risques couramment entendus concernant leur utilisation. Par exemple, l’huile essentielle d’eucalyptus mentholé était réputée fortement neurotoxique, et les dernières informations disponibles font état d’une possibilité d’usage beaucoup plus serein qu’auparavant.

Aussi, face aux messages récurrents d’hyper-précaution reçus un peu partout, il est important de préciser qu’en connaissant un minimum les huiles essentielles, il est possible :
– d’utiliser des huiles essentielles par voie orale
– d’utiliser des huiles essentielles pures par voie cutanée
– d’utiliser des huiles essentielles sur des publics dit fragiles : femmes enceintes (et allaitantes), enfants, bébés, séniors, asthmatiques, épileptiques…
– de profiter de leurs diverses vertus tout au long de la vie :
* Anti-infectieuses : antivirales, antibactériennes, antifongique, antiparasitaire, régulatrices ou stimulantes immunitaires, antiseptiques aériennes
* Antalgiques, antispasmodiques et anti-inflammatoires
* Toniques circulatoires, régulatrices cardiaque, hypertensives, hypotensives, fluidifiantes sanguines
* Calmantes, relaxantes, anti-dépressives, hypnotiques (favorisant l’endormissement)
* Toniques digestives, intestinales et hépato-biliaires, diurétiques, anti-nauséeuses, apéritives
* Dépuratives du foie et des reins, et régénératrices des cellules du foie
* Cicatrisantes, astringentes, toniques cutanées, anti-rides
* Toniques générales et cérébrales (concentration, mémoires, prise de décision…)
* Puissantes actives sur la sphère émotionnelle, notamment par olfaction : manque de confiance en soi, colère, peurs, culpabilité, ruminations mentales, chocs émotionnels (deuils, ruptures, accidents…), besoins de lâcher prise, d’ancrage dans le présent, de travailler sur des comportements compulsifs, et de nombreuses autres problématiques encore…
* Autres activités énergétiques, utilisables en lien avec d’autres pratiques (réflexologie, shiatsu, méditations…)

Face à ces multiples possibilités et à une relative complexité d’utilisation, néanmoins accessible au plus grand nombre, la nécessité de se former pour devenir plus autonome et confiant dans l’usage des huiles essentielles dans un cadre privé ou professionnel devient une évidence.

Aussi, nous parcourons, moi-même et mon équipe de formateurs, la France entière depuis 5 ans pour délivrer à celles et ceux qui le souhaitent un maximum d’informations sur l’Aromathérapie, à travers un cursus de formation au choix :
– en présentiel à tarif très abordable, d’une demie journée (en weekend) ou en soirée (en semaine) par mois pendant 10 mois,
– à distance selon votre rythme, en 10 mois, 4 mois ou 2 semaines aux mêmes conditions tarifaires.

Afin de répondre à d’éventuelles questions sur nos formations, nous vous proposons de nous retrouver en live sur la page Facebook Naturorama :
– dimanche 2 août de 20h30 à 21h30 (avec Ulrich De Greef et Nicolas Bargibant)
– jeudi 3 septembre à 18h00 à 19h00 (avec Ulrich De Greef)
– samedi 12 septembre de 10h30 à 11h30 (avec Nicolas Bargibant)
– mardi 15 septembre de 17h45 à 18h45 (avec Ulrich De Greef)

Bien à vous,

Aromatiquement,

Ulrich De Greef
Créateur de Naturorama